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Catégorie : Le Book Club

Compte-rendu du Book Club d’Octobre 2017 : Le Secret de Pembrooke Park de Julie Klassen

Généralités

Participants : 33
Note : 8/10 (moyenne sur les 11 notes émises)

Résumé rapide de l’histoire

Abigail et sa famille ont perdu presque l’intégralité de leur fortune dans un mauvais placement boursier. Par chance, un membre de leur famille, ou du moins le propriétaire d’une de leur demeure, leur offre de louer ce magnifique manoir pendant au moins un an, pour un loyer modéré. En échange, Abigail et son père, mais surtout elle, auront la charge d’aller remettre en état la maison, qui se trouve être dans un sale état, ayant été laissée à l’abandon pendant près de vingt ans. La raison ? Qui peut le savoir. Un mystère plane sur ces événements passés…

L’intrigue

Le fait que la romance n’est pas été très présente dans ce livre, contrairement à ce qui en fait ses principales caractéristiques, a été fortement relevé, mais pas nécessairement désapprouvé. En effet, le côté mystérieux de cette histoire en fait le principal thème, qui nous emmène tantôt à imaginer qu’untel a fait ou est en réalité ci ou ça, puis nous surprend en nous aiguillant totalement à l’opposé. Cependant les indices présents tout du long, font que les lecteurs, ou du moins certains d’entre eux, arrivent à deviner assez rapidement le fin mot de l’histoire. Mais même si certaines parties du récit traînent en longueur, d’après plusieurs participants, le fait qu’il y ait tant de choses encore à découvrir, des secrets, des identités, etc… en fait un livre que l’on veut, que l’on a besoin de lire jusqu’au bout. Cette longueur n’a en majorité presque pas gênée, étant donné que le suspense était au rendez-vous du début à la fin. Certains, même, je parle de ceux l’ayant lu en version numérique, ont été étonné de voir la taille de la version papier. Seul(s) un ou deux participant(s) ont dit n’avoir été au bout de leur lecture, et une, n’ayant pas encore terminé, mais ayant l’intention de le finir.

L’aspect de « vie de tous les jours » a su charmer ses lecteurs. Le fait de suivre le quotidien d’Abigail changeait des lectures habituelles et était plutôt plaisant. Les convenances de l’époque sont assez bien respectées, et d’ailleurs certains, et je dirais même surtout certaines, auraient préféré que ces dites convenances soient parfois mises de côté.

Les personnages

Abigail, bien qu’appréciée, est principalement considérée comme étant trop passive, trop en retrait vis-à-vis des autres et ne se met pas suffisamment en valeur. Néanmoins, beaucoup lui reconnaissent des qualités non négligeables de bonté, d’amabilité, et du respect d’autrui, quel que soit leur rang dans la société (qui à l’époque ne se mesurait principalement qu’au vu de la fortune de la famille ou de leurs relations fortunées).

Louisa, sa sœur, ainsi que leur mère à l’occasion, non pas du tout été appréciées. Le caractère trop égoïste de Louisa et son manque de discernement au sujet des convenances et de la manière de se comporter, mais également le manque de considération de leur mère, ayant une très forte préférence pour la plus jeune des deux sœurs au lieu d’accorder à Abigail et Louisa la même attention, ont presque fait l’unanimité pour s’accorder sur ces points-là. Le père, quand à lui, a été perçu comme effacé, prenant des grands airs de châtelain, mais « ne servant à rien ».

La famille Chapman, et notamment William, le pasteur, ont été presque adulés. Leurs personnalités si attachantes, le fait qu’ils aient été si bons envers leurs « maîtres », surtout quand on connaît les secrets qu’ils ont dû cacher à tous, ont fait d’eux une famille très appréciée de la plupart des participants au book club.

Clive, Miles, et Duncan n’ont pas franchement fait l’unanimité. L’un pour ce qu’il a fait et le manque d’information sur lui, un autre on ne sait pas trop pourquoi, mais ce qui est revenu le plus était son passé et ses agissements, et un sur ses penchants machiavéliques.

Andrew, Gilbert, et Mrs Webb ont également fait couler de l’encre. Gilbert au sujet de ses sentiments sincères ou non, Andrew pour son manque de possibilités, ayant une mère avide de notoriété, pour simplifier, et Mrs Webb qui pour certains étaient très ouverte et pour d’autres avait une personnalité beaucoup trop, non pas étrange, mais mystérieuse.

Le Style et l’Auteure

Le style a beaucoup fait penser à celui de Jane Austen, l’auteure du célèbre Orgueil et Préjugés, pour ne citer que ce livre. Également Charlotte Brontë qui a écrit Jane Eyre a été mentionnée. Downton Abbey est revenu plusieurs fois dans les avis que certains participants ont laissés, notamment sur le rôle que jouait l’église dans l’histoire. L’auteure ayant écrit un autre livre, plusieurs participants ont décidé, même s’il a une note moins élevée que celui-ci, qu’il ferait partie de leurs prochaines lectures…

Certains ont trouvé que la plume de l’auteure était assez satisfaisante, sans toutefois égaler celle de la talentueuse Jane Austen. L’écriture ressemblait bien à l’époque, ses références à Austen ont été appréciées par quelques participants, mais il manquait ce petit quelque chose pour rendre le lecteur pleinement dans l’époque de l’histoire. Mais la fluidité de son phrasé, ainsi que les mystères qu’elle a choisis d’y incorporer ont amenés les lecteurs à littéralement dévorer ce pavé de plus de 500 pages en un rien de temps. Toutefois, une personne a décrit sa version (vo) comme ayant un vocabulaire parfois pointu et très bien écrit, des dialogues très différents suivants ceux prenant la parole, avec toujours cette fluidité dans l’écriture. Peut-être l’impression que nous avons eu sur son style venait donc de la traduction et non de la plume de l’auteure elle-même, mais il faudrait lire les versions originales et traduites pour en être sûr.

Dans l’ensemble

Ce roman a été apprécié de presque tous, même de ceux qui ne sont pas portés sur ce genre de thème, et une bonne partie le recommanderaient. Une personne l’a même ajouté à sa liste, dans l’intention de le lire un jour, en voyant ce que l’on disait dessus.

Rédigé par Aurelyaya


Compte-rendu du Book Club de Mars 2016 : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

Fahrenheit 451Généralités

Les questions ont été rédigées par Mm03

premièrement quelques chiffres :
50 inscrits
34 participants
1 seul abandon
Ce roman receuille un moyenne de 7,9/10

Le thème du book club était la Dystopie, nous nous sommes donc d’abord demandé si ce roman en était bien une.
Les avis étaient très partagés pour le classement du roman en dystopie ou en Science Fiction pure (tendance anticipation)
On remarque dans ce livre une absence totale de repères spatio-temporels. Cela a pu en dérouter certain, mais ça rends au final l’action très facilement transposable, notamment à notre époque. Ce roman, bien qu’écrit il y a 50 ans reste très actuel.

Les nouvelles technologies sont omniprésente, et un avertissement fort est lancé par Ray Bradbury.
Il y a donc eu débat sur ce point, sans qu’une majorité franche se dégage quant à leur utilité dans notre vie. On retiendra peut être que c’est surtout l’abus et la sur-utilisation de celles ci qui étaient visés.
Ce livre nous a également fait réfléchir sur le nivellement par le bas des connaissance et l’abrutissement de masse.

– La préface a t-elle un intérêt ?

Tous n’en avait pas, mais ceux qui l’ont lu, l’ont trouvé intéressante car elle renseignait sur le contexte de l’écriture notamment.

L’intrigue

– Quelle est la place du suicide dans la société de Farhenheit 451 ?

Ce qui frappe le plus concernant cette question, c’est qu’il est ultra-banalisé dans ce monde de Fahrenheit 451.
Il prend d’ailleurs tellement de place dans cette société qu’on n’envoie plus des médecins pour sauver les suicidaires, on leur envoie de simple techniciens !
L’auteur distingue cependant deux types de suicide : le suicide « passif », celui de la femme de Montag qui se laisse mourir par désarroi, et, le suicide « actif », celui de la femme du « grenier 27″qui est militant, elle préfère mourir, qu’abandonner ses idéaux.

Il est à noter que quelques personne ne voit pas dans l’accident de la femme Montag, un suicide mais plutôt un accident du à l’extrême « abrutissement » de celle-ci.

– Le limier peut-il faire penser aux drônes d’aujourd’hui ?

La réponse est quasiment unanime : Non.
Il est vraiment vu comme un simple détournement du chien de recherche de victime.

– Beatty raconte que les livres étaient devenu trop simple, les classiques résumés en quelques lignes, pensez vous que c’est le chemin que nous prenons ?

Si on remarque que le style a tendance à se simplifier, les livres ont tendance à être plus long.
On s’est posé la question de la lecture des classiques et de leurs versions abrégées. Il est vrai que dans notre communauté de lecteur, ils sont encore beaucoup lus ; mais quant est-il dans le reste de la population ? bien difficile à répondre.

Pour les versions abrégés si elle sont la preuve de la simplification des livres et de la baisse d’intérêt dont ils sont victime ; pour d’autre elles permettent aux contraire de rendre ces chefs d’œuvre littéraire plus accessible aux plus réticents et peuvent les appâter vers les versions complètes.

  – Beatty raconte à Montag que leur rôle est de protéger « le bonheur », mais les gens sont-ils heureux dans cette société ?

La réponse est également quasi unanime : Non. Ou si on parle de bonheur, il serait complètement artificiel et surtout illusoire

  -Que pensez vous de la fin ?

Un certain nombre de participants l’a trouvé un peu trop rapide.
Quant à qualifier la fin : est elle optimiste ou pessimiste ? il y a le camp du verre à moitié vide et celui des verres à moitié plein, toutefois, ceux qui y voit un message d’espoir ont tendance à le trouver un peu vain.

Les personnages

Fahrenheit 451 met en scène des personnages fort, mais assez peu attachants. Le personnage le plus intriguant et dont on a le plus parlé, est sans aucun conteste le capitaine Beatty.

– Clarisse et Montag sont-ils si différents ?

Clarisse vient d’un milieu très différent de celui de Montag. Clarisse vit dans une famille ouverte sur le monde, qui à accès à la culture et vit des relations sociales. Clarisse est certainement le seul personnage réellement heureux du roman. Certain auraient aimé d’ailleurs en apprendre un peu plus sur elle, Maelys_a raconte même avoir lu dans la préface que l’auteur regrette avec le recul de ne pas l’avoir laissé vivre.
Pour certain Clarisse est l’élément qui fait prendre conscience à Montag qu’il est sur le mauvais chemin, et qui initie le changement alors que pour d’autres elle est un simple déclic qui réveille un changement de point de vue déjà bien ancré en lui, bien qu’enfoui. Quoiqu’il en soit c’est une personne qui a un impact notoire sur lui.

    – Que vous fait ressentir le personnage de la dame lors de l’intervention du « grenier n°11 » ?

Unanimement cette vieille dame est vu comme une résistante qui se sacrifie. Elle préfère mourir pour ses idées plutôt que de se soumettre au dictât de l’inculture.

  – Le personnage de Mildred : enfant gâtée ou juste déconnecté du monde réel ?

Unanimement encore, elle est complètement déconnectée du monde réel. Elle est l’archétype du mouton, du citoyen lambda.

  – Le capitaine Beatty a-t-il un secret ?

Ah ! ce sacré capitaine Beatty ! on en a beaucoup parlé de lui. Une chose sur laquelle à peu près tout le monde est d’accord, c’est qu’il a du lire beaucoup de livres. Il cite pas mal d’extrait ou d’exemple de livre. Par contre, là où on est moins d’accord, c’est sur son rôle exact. Pour les uns, il fait parti d’un complot organisé par les hautes sphères pour abrutir les gens afin de les diriger plus facilement. Pour les autres il a été par le passé confronté au même choix que Montag, mais a pris l’autre décision ; il s’est fait pour ainsi dire manger par le système. Il regretterait alors son choix en voyant celui fait par Montag, et se laisserait « vaincre » par ce dernier sans même lutter. Il ressort après de nombreux échanges que la deuxième soit plutôt retenue.

    – Que penser des lettrés à la fin du livre ? Des marginaux ou bien même des résistants ?

Ils sont vus comme de véritables résistants par les uns et comme de simples marginaux par les autres.

Style et auteur

La plupart des participants ont trouvé le style très fluide, mais beaucoup aurait aimés qu’il soit un peu moins alambiqué par moment. Plusieurs participants ne l’ont par contre pas du tout apprécié. Pour beaucoup, c’était une première expérience avec l’auteur, ils ont généralement envie de tenter à un autre titre.

    – Que pensez vous du style « poétique » composé d’un vocabulaire recherché de l’auteur ?

L’auteur utilise effectivement beaucoup de métaphores et un vocabulaire assez recherché, on y voit
d’ailleurs un paradoxe avec cette société sans culture, sans érudition, simplifiée à l’extrême. Ce style paraît être assez original pour un roman de science-fiction.

Rédigé par tautiton

 


Compte-rendu du Book Club de Février 2016 : Animale de Victor Dixen

animaleCompte-rendu du Book Club
Animale, Victor Dixen
25 lecteurs ont participé à ce Book Club.
Le récit obtient la moyenne de 3.86 / 5

Les points forts du roman sont, de l’avis général :
–    La réécriture originale à partir d’un conte peu exploité
–    L’héroïne attachante
–    Deux personnages féminins que l’on a envie de suivre ( Blonde et Gabrielle)
–    Les personnages secondaires bien campés
–    La plume de l’auteur, fluide, qui entraine le lecteur
–    La période historique, peu connue mais adaptée au récit
–    L’aspect « légende scandinave » qui plait
–    Une histoire aboutie
–    L’histoire des Bersekers
–    Le mélange de réalité et fiction

Les points faibles ressentis par certains lecteurs :
–    Un récit moins envoûtant que le prologue, qui donnait une ambiance plus sombre
–    Des longueurs, notamment l’épisode du cirque
–    Une préférence très nette pour la première partie du récit, la suite étant moins captivante (problème de rythme)
–    L’attachement trop rapide de Blonde et Gaspard / quelques invraisemblances comme l’attirance de Gabrielle pour un monstre
–    Une fin trop attendue
Globalement l’ensemble des lecteurs auraient aimé en savoir davantage sur les hommes-ours, les Bersekers et , notamment, suivre de plus près Sven.

I – Les personnages :

Blonde :
–    Le personnage de Blonde a semblé peu crédible à certains lecteurs, sont côté naïf sans doute, agaçant. A contrario, d’autres se sont attachés à l’héroïne, la trouvant courageuse, à la fois forte et fragile.
–    Son évolution a été perçue comme intéressante, pas trop rapide. On parle ici d’une adolescente ce qui peut expliquer certaines réactions. On apprécie la femme qu’elle est devenue.
–    Les avis sont partagés mais l’idée revient souvent que le personnage de Gabrielle fait de l’ombre à Blonde, qui se trouve en retrait .

Gabrielle :
–    De façon générale ce personnage a fasciné les lecteurs, même certains n’ont pas adhéré à son amour pour Sven.
–    Elle plait par son côté « femme forte » qui dirige les Bersekers.
–    En revanche son attitude vis-à-vis de Valrémy intrigue et on parle de son côté brutal, notamment dans l’annonce abrupte qu’elle fait de son départ avec un homme-ours.
–    Les flash-back et autres temps forts où elle apparait donnent du rythme au récit

Gaspard :
–    on lui reproche un petit côté « ingénu » qui dérange. A contrario certains lecteurs le trouvent courageux, dévoué, prêt à se sacrifier.
–    L’auteur, de l’avis général, n’a pas assez exploité ses talents de tailleur de pierre malgré l’occasion qui en est donnée lors de son séjour en Italie
–    On parle de sa dimension symbolique : l’idée est évoquée qu’il aurait pu être un soldat, de façon à développer le thème de la rédemption dans sa relation à Blonde / Au contraire d’autres lecteurs pensent que le choix de ce métier est voulu car symbolique ( la pierre = élément religieux mais aussi référence aux fondations sur lesquelles on bâtit), il faut qu’il reste un être pur, le seul qui ne serait pas touché par la cruauté.

Valrémy :
–    C’est le personnage le plus détesté dans le récit.
–    On lui reconnait pourtant des circonstances atténuantes au vu du départ de Gabrielle avec un homme ours (on rappelle notamment qu’il a cherché Gabrielle à en devenir fou avant de rentrer et de trouver sa lettre dans laquelle elle lui signifie son départ)

Sven :
–    Il est dommage que ce personnage n’ait pas été plus exploité. L’image des hommes ours a passionné les lecteurs qui auraient aimé en savoir plus.
–    On a apprécié son côté humain et sa volonté de ne pas s’enfermer dans la bestialité.

Les autres personnages :
–    On évoque le rôle des sœurs, en demi-teinte, détenant un secret mais également attachées à Blonde malgré les apparences.
–    Maitre Ferrière est le second personnage le plus détesté.
–    Madame Lune est citée à deux reprises pour sa douceur et le fait qu’elle ne juge pas. C’est un personnage intéressant.

II – L’intrigue :

Animale est un récit qui se révèle complexe. Même s’il part d’un conte connu de tous, il remonte aux origines, en citant d’ailleurs à l’intérieur du roman, le créateur de Boucle d’or, Robert Sutey.

La discussion du Book club a permis de mettre en lumière des aspects intéressants et très travaillés par l’auteur, ce qui en fait un roman où la symbolique est importante.

–    L’idée que personne n’est ce qu’il parait :
•    Blonde et Gabrielle apparaissent semblables et en même temps en opposition. L’une est une femme-animale, qui s’illustre par sa douceur, l’autre est une femme normale qui rejoint des hommes-ours et les dirige sur l’ile.
•    Sven est un homme-animal qui refuse sa bestialité et se montre doux et prévenant envers Gabrielle
•    Valrémy dévoile sa cruauté en défigurant Gabrielle et sombre du côté obscur
•    Certains prêtres, hommes de Dieu, sont abjects comme celui qui brûle le repaire des Bersekers
•    Le Vatican lui-même cache de lourds secrets
•    Les sœurs qui élèvent Blonde de révèlent double dans leur attitude, certaines cachant le secret de la petite fille, ou connaissant ses origines. Leur attitude envers Blonde est ambigüe, pourtant elles la protègent.

Il semble donc qu’il y ait opposition entre ceux qui sont des hommes mais perdent leur humanité pour tomber dans le mensonge et la cruauté et ceux qui sont des bêtes mais se révèlent meilleurs.

–    La symbolique religieuse :
•    Curieusement c’est lorsque Blonde enlève ses lunettes fabriquées à partir de vitraux qu’elle voit vraiment (doit-on y voir une dénonciation de l’Eglise qui, à l’époque encore, aveugle ses ouailles ?)
•    Gaspard est un tailleur de pierre  (voir symbolique de ce matériaux) et lorsqu’il sculpte Blonde l’iconographie religieuse surgit avec la Lumière
•    Il est aussi un être pur par lequel elle sera sauvée

–    Les couples :
•    C’est le couple Gabrielle/Sven qui remporte les suffrages car a une histoire plus complexe, rythmée et intrigante.
•    Les lecteurs auraient aimé que Blonde rejoigne le Nord afin de se rapprocher de ses origines. Son idylle avec Gaspard a semblé plus convenue.

–    La période historique :
•    C’est un choix judicieux de l’auteur car cette période est peu connue des lecteurs généralement et cela a donné envie à certains d’aller plus loin dans la découverte de ces soldats abandonnés lors de la campagne napoléonienne
•    Il fallait une période sombre et en même temps dominée encore par l’Eglise. L’histoire aurait peut-être pu être placée au Moyen âge pour la croyance en des créatures inhumaines. Pourtant on reconnait que l’on n’aurait pas pu alors évoquer les asiles, les expériences scientifiques faites sur les personnes différentes.

III – Le style de l’auteur :

On apprécie la façon dont l’auteur s’est approprié l’histoire. L’idée de mêler différentes narration n’alourdit pas le récit, au contraire. Les lecteurs ont beaucoup aimé ce changement de rythme. Le journal intime de Blonde a toutefois paru surprenant.
C’est un style très visuel, par lequel on plonge dans l’histoire.
Le prologue est très travaillé et donne un souffle lyrique à ce début de roman. Il induit le lecteur en erreur en évoquant les grondements que l’on attribue aux Bersekers alors que le véritable danger est la guerre, la cruauté des hommes.
Tout cela a donné envie aux participants de lire d’autres écrits de Victor Dixen, notamment la suite de Animale ou encore Phobos qui remporte un certain succès.

Rédigé par Unchocolatdansmonroman


Compte-rendu du Book Club du 26 août 2015 : Le vagabond des étoiles de Jack London

le vagabond des étoilesParticipants :

Nathalie
Eole
Achille49
Vinushka
Zoladdict
Yoko

Correspondance au thème

« Le vagabond des étoiles » correspond bien au thème « Roman d’aventure » puisqu’il décrit plusieurs aventures. Mais c’est aussi un ouvrage de réflexion sur le monde carcéral et l’injustice. Il a été comparé à « L’incroyable histoire de Wheeler Burden » de Selden Edwards, et à « Le trafiquant d’épaves » de R-L Stevenson.

Impressions générales et note sur 10

Ce roman recueille une moyenne de 9/10 et est un vrai coup de coeur pour les participants. L’engagement contre l’injustice et le monde carcéral et les différentes aventures qui rythment le récit font de « Le vagabond des étoiles » un chef-d’oeuvre. Il est fortement conseillé aux adultes comme aux adolescents.

Intrigue et personnages

Pour reprendre les termes donnés par les participants du BookClub, le récit et l’intrigue sont originaux et palpitants. L’ensemble est bien organisé, bien équilibré, et les thèmes sont diversifiés. L’intrigue est très complexe et elliptique.
Le personnage principal est attachant, pénible, courageux, tenace et impérieux. Ses aventures forgent son identité. Ses compagnons sont attachants. Plusieurs participants n’ont pas aimé le personnage du directeur de la prison

Les histoires préférées des participants sont très diversifiées. Mais l’histoire des pionniers a remporté plusieurs voix. La première histoire a été jugée superficielle par une participante. Ces vies antérieures sont-elles réelles ? Petite information trouvée sur Wikipédia : une des aventures (colons et indiens) a vraiment eu lieu.

Style de l’auteur :

Le style est fluide et rythmé et le vocabulaire est choisi. L’auteur a une belle plume. On dévore les pages. Cela donne envie de lire d’autres livres de l’auteur. Le fait que ce soit écrit à la première personne du singulier rend le personnage principal intelligent. Une des participantes l’a lu en version originale : Elle trouve le style un peu vieillot et les tournures de phrases uniques. L’auteur est avare en virgules et cela ne facilite pas la compréhension du récit. Elle souligne une bonne description de la souffrance sans tomber dans la plainte ni le mélodrame. Le titre original « the jacket » (la veste) correspond mieux au récit.

Rédigé par : DeboraAnton


Compte-rendu du Book Club du 29 avril 2015 : Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne

Vingt mille lieues sous les mersThème du Book Club : Steampunk

Dans Vingt-milles lieues sous les mers », un sujet a beaucoup choqué : l’importance de la chasse (notamment la chasse à la baleine) et la négligence de la protection animale. Mais après tout, ce n’était pas vraiment important à l’époque où Jules Verne écrit, pour info, la prise de conscience mondiale date seulement de 1970 ! Cependant, il a été remarqué, que Jules Verne livre en fait une réflexion innovante pour l’époque sur les risques de la sur-chasse, Nemo condamne la chasse à but purement sportif par exemple, et l’auteur s’attache à décrire l’importance des variétés de la nature, comme pour montrer qu’elle est magnifique et grande, qu’il serait dommage de trop la détruire.

Un autre sujet a choqué : l’absence des femmes. Il a tout de même été fait remarqué qu’à bord du Nautilus, il n’y a quasiment que des hommes « de carrière », notamment scientifique, ce que peu de femmes étaient à l’époque ; de plus il vaut mieux ne pas avoir de personnage féminin que d’en avoir un qui représente le cliché de la femme non ?

Puisque l’on en vient aux personnages, et bien ils ne sont pas énormément développés selon la majorité des lecteurs, toutefois, une personne a remarqué qu’Aronnax et Nemo avait eu une forte évolution au fil du récit et l’a beaucoup apprécié. Malgré tout, le personnage préféré a été Conseil a presque l’unanimité pour son humour et sa dévotion, c’est un personnage attachant. De plus, il forme un petit duo comique avec Ned Land, qui a permis d’atténuer la dureté de ce dernier, obsédé par la chasse. Mais qu’en est-il plus précisément de Nemo, le personnage mythique ? Tout le monde a jugé qu’il y avait trop peu d’informations sur lui, cependant, il a réussi à toucher beaucoup de personnes, tout en en énervant d’autres. Pour les intéressés, sachez que l’on retrouve Nemo dans « L’Île mystérieuse », où on en apprend un peu plus sur lui, ce qui est bien au vu de la fin au combien frustrante de ce livre !

On en arrive donc au style de l’auteur. La chose marquante concernant le roman, a bien évidemment été les descriptions et énumérations très nombreuses du monde marin. Bien que la plupart des lecteurs les considèrent comme inutiles, trop longues, trop techniques et ennuyantes, il est important de rappeler qu’elles peuvent être lues en diagonale sans gêner la compréhension du récit, et une personne a noté leur rythme et leur musicalité particulière. De plus, songez qu’à l’époque, ces descriptions de choses inconnues devaient être hautement intéressantes ! Certaines éditions, notamment celle du Livre de Poche a intégré aussi des illustrations qui permettent de se plonger encore plus dans les fonds sous-marins.

Concernant plus précisément le style de l’auteur, la majorité l’a trouvé fluide et très agréable, et il a été noté que les scènes d’action, bien que rares, étaient passionnantes ! La plupart des lecteurs comptent continuer à découvrir cet auteur en lisant « L’Île mystérieuse ».

D’un point de vue général, il y a eu deux, trois déceptions, mais beaucoup considèrent ce roman comme « une bonne découverte », un « livre qui a bien vieilli », surtout en tenant compte du décalage entre l’époque de Jules Verne et la notre. Il faut savoir qu’à son époque, la plupart de ce qu’il nous raconte relève de la science-fiction : l’électricité, le scaphandre, l’interphone ou encore la barrière électrique. Cela fait d’ailleurs que ce livre est souvent considéré comme un des premiers livres steampunk. Cependant, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains, les longues descriptions pourraient rebuter les enfants, il est plutôt recommandé pour les grands ados qui ont une vraie curiosité littéraire.

Rédigé par : Eole

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