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Rheines Gold d’Andrea Schacht

Andrea Schacht
Rheines Gold
Ed. Blanvalet
2005, broché, 512 pages

Beaucoup de livres anglais se fraient un chemin vers l’édition française, moins de livres en allemand. Pourtant, il existe aussi outre-Rhin des auteurs formidables et des romans savoureux qui mériteraient bien une version française. J’ai eu un vrai coup de cœur pour Andrea Schacht, découverte un peu par hasard lors que je cherchais à améliorer ma maîtrise de la langue allemande en dénichant des lectures correspondant à mes goûts. Passionnée (entre autres) de polars et de romans historiques, j’ai trouvé grâce à cette auteure prolifique une motivation supplémentaire pour m’entraîner à lire en V.O. Même si les lecteurs germanophones ne sont pas majoritaires sur L@, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager l’un de ses romans, en remerciant Samlor pour m’avoir donné le petit coup de pouce qu’il fallait pour faire sortir ce petit bijou de ma PAL où il attendait un peu désespérément que je prenne le temps de my plonger.

4e de couverture

Cologne, an 101 après Jésus-Christ
La jeune veuve Rufina gère les thermes romains de la Colonia depuis la mort de son époux. Lorsqu’un matin, elle découvre que l’eau ne remplit pas les bassins, elle se rue comme une furie chez l’architecte Silvian. Mais il s’avère rapidement que c’est un cadavre qui obstruait la canalisation. Et Rufina reconnaît la victime ! Alors qu’elle commence à poser des questions, elle se retrouve vite au centre d’un tourbillon mêlant puissances obscures, trafics d’or et sombres intrigues…

Résumé

Aurelia Rufina vit sur les rives du Rhin dans la colonie romaine qui deviendra Cologne, dans la province de Basse-Germanie.
Jeune Romaine au caractère aussi flamboyant que sa chevelure, elle gère seule les thermes municipaux. Son mari, volontiers décrit comme un bon à rien futile et guère intelligent par son entourage, a disparu pendant l’hiver, probablement tué par des loups affamés. Au printemps, l’activité bat de l’aile, son beau-père la presse de se remarier ; seule la présence de ses enfants et le solide soutien moral de sa cousine Fulcinia l’empêchent de sombrer. La découverte d’un cadavre dans la conduite d’adduction d’eau qui alimente la ville l’amène à se persuader que son époux n’est pas mort accidentellement mais qu’on a voulu le supprimer. Pour en avoir le cœur net, elle se met à enquêter et découvre l’écheveau complexe des relations entre colonisateur romain et tribus germaniques autochtones autour d’une ressource locale très convoitée, l’or charrié par les rivières jusqu’au Rhin.
Sa curiosité et sa vivacité d’esprit sont des armes à double tranchant : d’un côté, elles la placent en mauvaise posture face aux enjeux politiques, de l’autre elles lui permettent d’échapper à un enlèvement et à quelques tentatives de meurtres, de dévoiler la face cachée d’un candidat aux plus hautes fonctions et d’élucider le mystère de la disparition de son mari.

Mon impression

L’auteur profite des aventures de l’héroïne et des personnages qu’elle côtoie pour décrire la vie à Cologne durant l’époque romaine, les us et coutumes des Romains, ceux des tribus germaniques et leurs relations – ce qui m’a permis d’avaler un petit cours d’histoire sans m’en rendre compte, absorbée que j’étais par l’intrigue. Celle-ci tourne autour de la présence d’or dans la région, de son exploitation et de son importance pour les hommes, la convoitise qu’elle éveille et les dégâts collatéraux qui s’ensuivent. L’enquête « policière » progresse peu à peu, les différents protagonistes se dévoilent au fil des chapitres et on peut assembler les pièces du puzzle pratiquement en même temps que l’héroïne. Les premiers chapitres peuvent sembler un peu hermétiques, mais ils aiguisent la curiosité et donnent la satisfaction de se dire « j’avais deviné » lorsque vient le moment de la révélation.
Comme dans la majorité des romans historiques d’Andrea Schacht, le personnage central est une femme. Dans l’ensemble, il y a un bon équilibre entre les personnages féminins et masculins qui donne un univers très vivant et réaliste. Même si les personnages secondaires sont un peu nombreux et qu’il est parfois facile de s’y perdre dans tous ces noms romains à rallonge (heureusement qu’il y a une liste complète des personnages au début), j’ai apprécié les caractères souvent nuancés des protagonistes, avec des « gentils » qui ont leurs défauts et des « méchants » parfois embarqués dans des situations qui les dépassent. J’ai particulièrement aimé le personnage de Fulcinia maior, la cousine d’Aurelia Rufina, au premier abord vieille fille timide et réservée, qui se révèle progressivement d’une dignité et d’une force morale inébranlables puisées dans son passé de vestale. Elle compense la fougue d’Aurelia, prompte à s’enflammer comme à désespérer.

En conclusion, c’est un très beau portrait historique doublé d’une enquête à rebondissements qui ne peut que passionner les amateurs du genre ! Le nombre de pages peut sembler élevé, mais c’est la forme originale du livre, étroite et toute en hauteur, qui donne ce résultat. En fait, je l’ai lu très vite !

35146pour le Challenge Polars historiques de samlor 77318


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