Posté par LoneWolf le 18 avr 2012 dans
Adaptations revues et critiquées
Réalisateur :
Henri Verneuil
Casting :
Alain Delon, Jean Gabin, Lino Ventura, Irina Demick, Amedeo Nazzari…
Date de sortie :
5 décembre 1969
Durée :
1H57
D’après Le Clan des Siciliens, d’Auguste Le Breton
Synopsis :
Roger Sartet, un truand, s’évade avec la complicité d’une famille mafieuse, les Manalese, dirigée par le patriarche Vittorio. Malgré une traque menée par le commissaire Le Goff, Sartet reste insaisissable. Le truand propose alors à ses complices un projet démentiel : voler une collection de bijoux exposée à la Galerie Borghèse et qui doit être transférée de Rome vers New York par avion.
Avis :
L’un des films les plus cultes du cinéma français, si ce n’est le plus culte. Il faut bien avouer que Henri Verneuil aux commandes d’un film réunissant Alain Delon, Jean Gabin, et Lino Ventura, ça a de la gueule, et ça mérite son statut rien que pour ça. Mais heureusement, le film ne se contente pas de son casting.
C’est d’abord et avant tout un film policier solide, tourné entre trois pays, plein de tension, magnifiquement interprété (oui, il fut une époque, désormais lointaine, avant les années 80, où Alain Delon était un bon acteur, et pas cette auto-caricature parodique réactionnaire… Je sais, ça tient de la légende urbaine, mais je vous garantis que c’est vrai), et à la musique irréprochable. Bon, en même temps, quand on vous dit que vous avez Ennio Morricone qui compose la musique de votre film, hein…
Bref, nous avons là un film de casse parfaitement mené, qui réserve son lot de grandes séquences et de répliques cultes, avant de virer au drame familial bien sicilien.
D’un bout à l’autre, Le Clan des Siciliens est un pur film policier digne des plus grosses productions américaines, dans une époque où la France pouvait encore faire un film policier sans se dire que la critique allait lui cracher dessus d’office…
Bon, vous aurez compris, du métier, du talent, et vous obtenez une perle du genre, à voir absolument
Posté par LoneWolf le 21 mar 2012 dans
Adaptations revues et critiquées
Réalisateur :
Alfred Hitchcock
Casting :
Ingrid Bergman, Gregory Peck, Michael Chekhov, Leo G.Carroll, Rhonda Fleming…
Date de sortie :
28 décembre 1945 [États-Unis]
19 mars 1948 [France]
Durée :
1H51
D’après La Maison du Docteur Edwardes, de Francis Beeding
Synopsis :
Le docteur Constance Petersen travaille dans un établissement psychiatrique du nom de Green Manors, dirigé par le docteur Murchison. Ce dernier est sur le point de partir en retraite (anticipée) et doit être remplacé par le jeune et talentueux docteur Anthony Edwardes. Une fois installé, le nouveau directeur s’avère être un amnésique du nom de J. B., soupçonné d’avoir fait disparaître le véritable docteur Edwardes. Constance Peterson, qui en est tombée amoureuse, va l’aider à retrouver son identité. Ensemble, ils vont tenter de découvrir qui a assassiné l’infortuné docteur Edwardes.
Avis :
Un film noir avec la psychanalyse en toile de fond et un amnésique perturbé autour de qui tourne toute l’intrigue.
Les ingrédients rêvés pour Alfred Hitchcock, qui a là tout ce qu’il faut pour entretenir une ambiance tendue et sombre, portées par un personnage qui restera ambigu tout du long, jusqu’à la révélation finale qui résout tout. Sans oublier la séquence du rêve dessinée par Salvador Dali lui-même, qui lui cnfère tout son côté surréaliste et d’un onirisme rarement atteint. Et encore, cette séquence aurait été raccourcie.
« Les scènes de rêve/hallucination ont été dessinées par Salvador Dali. Selon le témoignage d’Ingrid Bergman donné dans la biographie de Donald Spoto, The Dark Side of Genius (1983), la scène de rêve durait originellement 20 minutes environ. L’actrice se changeait en statue de Diane. Le producteur David O. Selznick, qui détestait les conceptions de Dalí, décida de minimiser la scène de rêve. »
Bref, un cocktail parfait pour Hitchcock, qui nous délivre un thriller qui surprend à chaque scène ou presque, où les questions affluent tout du long, et dont on regrettera juste l’histoire d’amour tellement rapide qu’elle en est risible. Mais là n’étant pas le cœur de l’intrigue, ça n’est finalement pas si grave.
Un film efficace et qui n’a pas vieilli, si ce n’est quelques effets, admirablement porté par le couple Gregory Peck/Ingrid Bergman, celle-ci apportant sa lumière et sa vivacité aux ténèbres et à la passivité du premier.
Du grand Hitchcock.
Posté par LoneWolf le 29 fév 2012 dans
Adaptations revues et critiquées
Réalisateur :
Eric Brevig
Casting :
Brendan Fraser, Josh Hutcherson, Anita Briem…
Date de sortie :
16 juillet 2008
Durée :
1H32
D’après Voyage au Centre de la Terre, de Jules Verne
Synopsis :
Personne ne croit plus le professeur Trevor Anderson lorsqu’il affirme être sur le point de faire une extraordinaire découverte. Ses hypothèses révolutionnaires l’ont mis au ban de la communauté scientifique. Pourtant, au cours d’une expédition en Islande, Trevor et son neveu, le jeune Sean, sous la conduite de leur guide islandaise Hannah, vont se retrouver plongés dans l’inconnu.
Dans leur périple vers les profondeurs de la Terre, ils rencontreront des mondes inexplorés, des merveilles extraordinaires, des dangers mortels et des créatures fabuleuses… Une seule chose est certaine : à 6 km sous la surface, tout peut arriver.
Avis :
Un film qui n’est ni vraiment bon, ni vraiment mauvais…
On part de l’idée de base « Et si les histoires de Jules Verne étaient vraies ? Et devenaient des guides pour des univers oubliés ? ». Et on arrive à ça. Soulignons aussi le fait qu’il s’agissait là du premier film en 3D depuis la réintégration du système (oui, le gadget 3D n’est ni né avec Avatar, ni né dans les années 2000, hein).
Entre ça et l’affiche, je crois qu’on savait où on mettait les pieds, et c’est en effet à la hauteur de ce qu’on pouvait imaginer : une vague série B d’aventures qui n’a pour seul but que d’en mettre plein les yeux, et le reste, on s’en moque.
De ce côté, c’est réussi, on ne suit que Brendan, Josh et Anita dans une aventure au rythme effréné où on a pas le temps de souffler, où chaque péripétie est plus mortelle que la précédente.
Et, à part quelques séquences au début et à la fin, c’est absolument tout. Un pur film de forme, qui reprend très rapidement la trame du livre en l’adaptant au postulat de base cité plus haut.
Alors, oui, ça ne vole pas haut, c’est pas poussé, mais le film n’a jamais prétendu être plus que ça, les acteurs assurent leur boulot, et les effets spéciaux suivent assez bien le mouvement.
Juste ne pas se poser de questions et se mettre le cerveau sur Off, pour 90 minutes sans souffler et en prendre plein les yeux, avant d’oublier presque aussitôt après en ayant passé une soirée bien occupée quand même. Pas le film du siècle, mais agréable si on sait à quoi s’attendre.
Posté par LoneWolf le 22 fév 2012 dans
Adaptations revues et critiquées
Réalisateur :
Curtis Hanson
Casting :
Kevin Spacey, Guy Pearce, Russell Crowe, Kim Basinger, Danny DeVito…
Date de sortie :
8 octobre 1997
Durée :
2H18
D’après L.A Confidential, de James Ellroy
Synopsis :
Los Angeles, années 1950. Alors que la ville est sujette à une vague de règlements de comptes après la chute du caïd Mickey Cohen, la police criminelle du LAPD se mobilise tout entière sur l’affaire de L’Oiseau de nuit, un massacre au cours duquel est tombé un ancien flic. Trois inspecteurs aux styles radicalement différents vont être amenés à coopérer pour démêler les fils d’une histoire plus compliquée qu’il n’y paraît.
Avis :
Un chef-d’œuvre de film policier des années 90 et après, une belle adaptation, un gros casting… Bref, un incontournable
Ah, c’est pas assez ? Bon, bon…
L.A Confidential nous entraîne dans les bas-fonds de Los Angeles, la destination préférée de James Ellroy, entre pouvoir, manipulation, relations troubles, et flics à la limite de la légalité, sans oublier les indics ambigus. L’intégrité est-elle possible dans une fourmilière comme Los Angeles ? Peut-on faire confiance à quelqu’un ? Loi et justice sont-elles vraiment aussi liées qu’on le croit ? Voilà ce qui va motiver les enquêteurs et, croyez-moi, c’es sombre, très sombre, et même sale.
Los Angeles fonctionne sur deux piliers précis. L’argent et le pouvoir. Et, à ce petit jeu, c’est celui qui sait manipuler qui sort vainqueur. Pas de gentils, pas de méchants, juste des visions différentes qui tentent de survivre et s’entrechoquent. Chaque personnage est ambigu, suspect, avec ses failles et ses démons, et les acteurs le rendent plus que bien. La ville est impeccablement filmé, entre le clinquant du pouvoir et de Hollywood, et la saleté des bas-fonds et du crime. La musique suit parfaitement le rythme.
Côté fond, le scénario nous entraîne dans une chasse à l’homme complexe, qui tient moins du policier que de l’analyse sociologique de la microsociété que constitue la ville, entre pouvoir, argent, et crime. Supprimez un de ces éléments, et elle s’embrase, comme l’a montré la suppression du facteur crime après la chute de Mickey Cohen.
Plus l’intrigue avance, et plus on s’enfonce dans les pires intrigues de la ville, jusqu’à la résolution de l’affaire en forme de grand jeu de dupes d’un bout à l’autre. Un combat vain, dont on ne sort vainqueur qu’à coups d’intrigues, arrangements, et manipulations…
Une perle de film noir, tendu, violent, marquant, et juste excellent.
Posté par Traumer le 21 fév 2012 dans
Le Blog de la semaine
Cette semaine, c’est moi qui prend les commandes de la rubrique du mardi ! (Je sais, je vous ai manqué. Avouez-le.)
Pour changer un peu des articles de ces dernières semaines, qui se sont exclusivement concentrés sur des auteurs, j’ai décidé de vous présenter un blog qui me tient à cœur (même si son auteure me reproche de ne pas lire chaque ligne de chaque article). Je parle, bien sûr, du blog de Metyuro !

Ce que j’apprécie dans ce blog, en plus du fait qu’il y a en ce moment la vidéo d’un morceau de Florence + The Machine bien en vue, c’est que Mety y expose son avis sur les livres qu’elle a lus sans se prendre la tête. Tous ses articles sont fluides, s’articulant autour d’un seul critère, à savoir, si elle a aimé, ou pas, un livre. La jeune lectrice n’hésite pas non plus à être un peu plus bavarde et nous raconter plus en détail comment tel ou tel livre est apparu dans sa PAL, quand et pourquoi elle a commencé à le lire, etc. Mety essaie même d’être objective, et, en bonne blogueuse, ne se contente pas de donner simplement son avis (y a-t-il quelque chose de plus frustrant qu’un simple « J’aime pas. »?), mais veille à élaborer une argumentation précise afin de soutenir son point de vue. Tout ceci est bien évidemment à son honneur !
En ce qui concerne les goûts de Metyuro, ils sont centrés, comme pour beaucoup de membres de Livraddict, sur des romans fantastiques, mais également jeunesse ou young adult, sans repousser des styles tels que la bit-lit. On note néanmoins quelques incursions dans la littérature contemporaine française, avec la lecture d’Anna Gavalda, entre autres. Notre lectrice s’intéresse même sporadiquement à des classiques, même si elle n’en est pas une fervente admiratrice (elle a, par exemple, Wuthering Heights d’Emily Brontë dans sa PAL!). En somme : notre blogueuse est ouverte d’esprit, et si un livre lui paraît intéressant, peu importe son genre, elle le lira !
Notre Bretonne s’intéresse en outre à d’autres sujets que la lecture, ce que le titre de son blog ne démontre pas à première vue. Vous y retrouverez une autre grande passion de la lectrice : le cinéma. Metyuro n’hésite pas à aller (souvent) au cinéma, voir les films dont tout le monde parle, ou ceux dont personne ne parle mais qui lui semblent néanmoins intéressants. Encore une fois, notre auteure donnera un avis sincère et franc : si elle a aimé, vous le comprendrez très vite, si elle a détesté, vous le comprendrez encore plus vite. Son monde n’étant cependant pas manichéen, elle sait peser le pour et le contre, et trouver certains points positifs à des films qu’elle n’a pas appréciés, comme c’est le cas pour La Délicatesse, dont elle garde un bon souvenir de la bande originale (ce qui me ravit, je dois le dire).
Metyuro organise également, de temps à autre, des concours sur son blog. Et devinez quoi ? L’un d’entre eux se déroule à ce moment précis ! En somme, Mety veut diminuer sa PAL, sans pour autant devoir supporter la lecture de livres qui ne lui plairont pas du tout, et elle veut s’emparer et s’agripper à ceux qui sont phénoménaux. Elle demande, par conséquent, votre avis : vous devez lui indiquer, parmi sa PAL, un livre à lire absolument et un livre à ne pas lire. À la fin du concours, il y aura deux gagnants : la personne lui ayant dit de lire le livre qu’elle aura préféré aura droit à une part du gâteau, tout comme celui qui lui aura évité la pire lecture de sa vie. Original, n’est-ce pas ? Et, qui plus est, tentant ! N’hésitez pas et inscrivez-vous, pour sauver la PAL de Metyuro !
Pour résumer, je dirai que le blog de Metyuro est un blog franc, sincère, intelligent et intéressant. On ne peut qu’y faire un tour et découvrir l’univers de cette lectrice touche-à-tout et, pardessus tout, sachant apprécier un bon livre, et surtout, en discuter avec ses lecteurs. Courez-y !
(En plus, si vous descendez jusqu’au bas de son blog, vous pouvez nourrir des poissons. Si ça c’est pas awesome !)
Posté par Traumer le 14 fév 2012 dans
L'auteur de la semaine
Cette semaine nous avons (encore – je m’en excuse) droit à une présentation d’auteur, faite par loulou86. N’hésitez pas à visiter son blog!
Bonne lecture!
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J’ai choisi de présenter un auteur. Mais quel auteur, me direz-vous ? Et bien j’ai choisi Anne Robillard. Bon, je sais, c’est pas très original, mais c’est un de mes auteurs préférés.
Pourquoi Anne Robillard ?
Et bien tout simplement parce que c’est un de mes auteurs préférés. Je ne lis pas beaucoup de fantastique, surtout des thrillers, mais je passe à chaque fois un très bon moment en compagnie de ses livres. Elle mélange différents genres littéraires dans une même saga. Ça peut être de la Science-fiction et du paranormal (A.N.G.E.) ou tout simplement du pur fantastique, comme dans Les chevaliers d’Emeraude, sa saga la plus connue. Et je tiens à préciser quand même que « Les chevaliers d’Emeraude » est la saga francophone la plus lue au monde.
Anne Robillard : sa vie :
Anne Robillard est née le 9 février 1955 à Montréal, au Québec. Elle est la fille d’une professeure de ballet et d’un comédien, et elle a donc tout naturellement grandi dans l’art du spectacle. Puis elle s’est trouvé un style de vie plus stable, et est devenue secrétaire juridique. Les revenus de ce métier lui ont permis de continuer ses études de littérature. Adolescente, elle lisait beaucoup, et surtout de la fantasy et de la science-fiction. Elle a pris goût au monde du fantastique, et de l’écriture, en lisant « Le seigneur des anneaux », du célèbre J.R.R. Tolkien. Puis elle a écrit, toujours du paranormal, ou de la fantasy, et a envoyé ses récits à une trentaine d’éditeurs, toujours en vain. Mais elle n’a pas perdu courage, et a continué d’écrire. Et finalement, ça a payé : en 2002, le premier tome de la saga « Les chevaliers d’Emeraude », intitulé « Le feu dans le ciel« , sort aux éditions Mortagne. Puis les tomes se sont enchaînés, devant l’engouement général provoqué par cette saga, et le douzième et dernier tome est sorti en 2008. Entre temps, elle a écrit plusieurs sagas, dont A.N.G.E. et « Qui est Terra Wilder ?« .
Qu’a-t-elle écrit ?
Et bien, elle est principalement connue pour sa saga « Les chevaliers d’Emeraude ». Ces livres nous emmènent dans le continent d’Enkidiev, où le méchant Amecareth a décidé de lever ses armées maléfiques sur le Royaume de Shola. Puis, en 2006, à peu près au moment où le tome 9 des Chevaliers d’Emeraude sortait, elle a commencé à écrire une nouvelle
saga nommée « Terra Wilder », et composée de deux tomes. Puis, en 2007, elle commence à écrire A.N.G.E., sa nouvelle saga, qui mêle parfaitement religion, science-fiction, espionnage et paranormal. C’est une saga que je conseille vivement à tous ceux qui aiment les romans d’espionnage, où à tous ceux qui voudraient découvrir cette auteure. Le quatrième tome est sorti en novembre 2011 en France, alors que tous les tomes sont déjà parus au Québec (9, au total). Puis, faisant suite aux Chevaliers d’Emeraude, elle écrit « Les chevaliers d’Enkidiev« , dont le premier tome est sorti en 2010 (au Québec), et plus récemment en France, il me semble. Actuellement, trois tomes sont parus.
En conclusion :
Anne Robillard est une auteure d’un talent incontestable, avec à son actif la saga francophone la plus lue au monde traduite en plusieurs langues. Je conseille vivement les sagas « Les chevaliers d’Emeraude », pour ceux qui ne l’auraient pas encore lue, et aussi « A.N.G.E. », dont je suis fan, je l’avoue.
Posté par LoneWolf le 8 fév 2012 dans
Adaptations revues et critiquées
Réalisateur :
Tony Randel
Casting :
Gary Daniels, Costas Mandylor, Chris Penn, Malcolm McDowell, Melvin Van Peebles, Paulo Tocha…
Date de sortie :
1995
Durée :
1H43
D’après le manga Hokuto no Ken/Ken le Survivant, de Buronson et Tetsuo Hara
Synopsis :
Un futur indéterminé. Le monde a connu l’Apocalypse nucléaire, et la loi du plus fort a repris ses droits. Au milieu du chaos se dresse Kenshirô, bien décidé à se venger de Shin qui lui a infligé sept cicatrices au torse et enlevé sa fiancée Julia…
Avis :
1995. Le téléphone sonne au poste de police de Tokyo. Un agent empoigne fiévreusement le combiné, ignorant à quels sévices il allait devoir faire face par combiné interposé.
- Police de Tokyo, vous avez besoin de nos services ?
- Oui, avec un ami, nous sortons du cinéma, et nous avons assisté à un viol.
- D’accord, vous pouvez me dire quelque chose au sujet de la victime ou du coupable ? On vous envoie des hommes.
- Le coupable, on a un nom : Tony Randel ! La victime, c’est notre manga, Hokuto no Ken. Nous sommes ses auteurs, Buronson et Tetsuo Hara. Allô ? Il a raccroché…
Dommage, d’ailleurs, parce que la plainte était recevable, là. Allez, quelques rappels. En 1983, le Japon découvre un nouveau manga signé Buronson et Tetsuo Hara. Un manga qui deviendra culte avec les années, surtout, en France, suite à la censure et à sa sublime VF… Hokuto no Ken (Ken le Survivant en France) débute sa légende. L’année précédente débutait le manga symbole du seinen : le fabuleux Akira, tout aussi culte.
En 1989, Katsuhiro Otomô amène Akira sur grand écran via un film d’animation qui a enthousiasmé toute la planète. Et cela pour plusieurs raisons, mais on verra plus en détail une autre fois
Il n’en a pas fallu plus pour que des producteurs américains s’intéressent aux mangas et, en 1995, arrive donc au cinéma la légende de Kenshirô, le Chevalier de Véga !
Oui, le Chevalier de Véga… On aurait pu s’attendre à l’héritier du Hokuto Shinken, mais non, pas ici. En fait, ce film est un sacré paradoxe. Côté adaptation, il se contente du premier gros arc du manga, quand Kenshirô retrouve la trace de Shin et Julia à la Croix du Sud, ville sous le contrôle de Shin. Et, dans les grandes lignes, le film respecte ça, c’est exactement ce qu’on voit. Et pourtant, malgré une idée de base simple qui aurait juste demandé à respecter les détails du manga, les scénaristes ont réussi à totalement le défigurer.
Je ne sais pas comment ils ont fait, mais je dis respect, là. Réussir à tout massacrer sur une base aussi simple, ça tient du génie. Sérieusement.
Allez, en vrac, Shin assassine le père de Ken au revolver, Batt et Lynn sont frère et sœur, le Hokuto Shinken et le Nantô Suichoken passent à la trappe au profit du Chevalier de Vega et de la faction de la Croix du Sud, les attaques mortelles de Kenshirô sont des piqûres de mouche, Shin ne supporte pas la vue du sang, etc, etc…
Des arrangements scénaristiques dont on se serait bien passé, mais ça aurait pu être secondaire si le film était réussi. Mais non, même pas ! L’idée est simple, le déroulement aussi, et on assiste à un festival nanar d’assez haute volée.
Le paradoxe jusqu’au bout. On respecte sans respecter, et on fait un mauvais film qui devient bon à force de ridicule.
Le budget ne devait pas dépasser celui d’un film de Steven Seagal en Europe de l’Est, et je suis gentil. Tout est sombre, les costumes sont nazes, les mêmes dix pauvres figurants reviennent en boucle, ça fait du « mouhahaha » à tout va, ça cabotine comme jamais… Quant à Chris Penn et ses lanières, alors là, je sais pas d’où ça sort, mais ça vous arrache un sacré fou rire dès qu’il arrive.
Je ne parle pas des effets spéciaux, qui sont tout à fait comparables à nos bons vieux feux d’artifice du 14 juillet. Oui, c’est épique et violent, le manga, à la base. Et la seule fois où ça tente de s’en approcher, c’est pour voir une tête qui gonfle comme un ballon. Croyez-moi, c’est drôle à regarder.
Et puis, il y a Costas Mandylor et Gary Daniels, qui devaient faire un concours à qui jouerait le plus mal ou qui ressemblerait le plus à un bovin sous stéroïdes (quant à la demoiselle qui joue Julia, elle suit le jeu), tellement ils atteignent un stade incroyable de non jeu et d’inexpressivité. Un mérou fixé pendant 5 minutes ferait passer plus d’émotions.
Et la boule de lumière, « pouvoir ultime » de Shin, qui est utilisée deux fois dans le film (la première contre le frère de Shin, qui sort de nulle part, se fait démolir, et crève, comme ça, on sait pas pourquoi, ni pourquoi il a été créé, mais ce « combat » a le mérite de faire rigoler ou de consterner, c’est au choix).
Mais je crois que le summum est atteint quand Kenshirô a un flash de son pauvre papounet décédé et que celui-ci s’incarne dans une vieille momie défraîchie, rigide, et absolument ridicule tant elle est hideuse. La voir poitner son doigt cadavérique sur Ken, c’est absolument énorme, surtout avec le doublage derrière.
Et n’oublions pas le trio de résistants. Ils ne servent à rien, ils ne font rien, ils passent leur temps à causer, et celui qui veut se rendre se fait descendre dès sa capture. Quant aux deux autres, rideau jusqu’à une apparition rapide dans la scène finale.
Ah oui, et les gosses sont insupportables.
Ce film n’est pas un film.
C’est un véritable essai de post modernisme et de ridicule, l’image parfaite du paradoxe, et un nanar de haute volée. Mais à déconseiller aux puristes de Hokuto no Ken
Posté par Traumer le 7 fév 2012 dans
L'auteur de la semaine
Vous avez de nouveau droit à une auteur(e) cette semaine! Il semble que ce soit vraiment le sujet sur lequel les membres de Livraddict préfèrent écrire. Mais n’oubliez pas, si vous ne pouvez vous passer d’une librairie que vous trouvez phénoménale, ou si vous êtes accroc à un blog littéraire au point de lire ses derniers articles sur votre smartphone avant d’aller vous coucher (ou sur votre ordinateur, mettons, n’excluons aucun addict!), n’hésitez pas à écrire un article sur le blog ou la librairie et à me l’envoyer!
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture de l’article de nanapomme, et n’hésitez pas à aller visiter son blog!
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Lorsque Träumer m’a proposé d’écrire pour la rubrique du mardi de Livra’news, j’ai immédiatement pensé à écrire un petit sujet sur Adeline Neetesonne, une romancière française très prometteuse que j’ai découvert il y a quelques mois et que je suis depuis.

Adeline Neetesonne est âgée de 28 ans lorsque sort son premier roman fantastique « Utopique Atlantide », qui raconte l’histoire de Karine, une étudiante qui va se retrouver propulsée sur l’île d’Atlantide et va devoir comprendre la raison de sa venue afin de pouvoir rentrer chez elle. Je suis en train de lire ce roman en format e-book donc je ne vous en dirai pas plus sur mon ressenti mais sachez que le début est très prometteur…
Son second roman « La prophétie » est une petite perle. Il s’agit d’une histoire de vampires peu ordinaire car l’on y découvre l’envers du décor, le pourquoi et le comment de la transformation de Léa, l’héroïne intéressante et pas du tout nunuche, en vampire. Ce roman a été un de mes coups de cœur de 2011 !
Enfin, a été publié « Eléments » aux Editions Terriciaë. C’est par ce roman que j’ai découvert l’auteure ; il raconte l’histoire de quatre jeunes gens qui représentent chacun un élément de vie. Un jour ils sont contactés par une fillette qui dit avoir besoin de leur aide pour sauver le monde d’une apocalypse certaine. Mais qui est leur véritable ennemi ? Si vous voulez le savoir, plongez-vous dans cet étonnant roman.
J’ai souhaité vous parler d’Adeline Neetesonne car elle a du talent et même si elle commence à être connue par les lecteurs du genre, ce n’est pas assez à mon goût. Sa plume est fluide, elle a beaucoup d’imagination et une créativité qui nous emporte dans le récit avec les personnages. Ecrire est plus qu’un métier pour elle, c’est une passion. Même si dans les deux romans que j’ai lus, j’aurais aimé en savoir beaucoup plus sur les personnages et que l’univers soit plus développé, le récit m’a à chaque fois emporté.
Adeline Neetesonne a d’ailleurs une actualité bien remplie en ce moment. Elle sera une des invitées de la convention Welcome to Mystic Falls 2, elle sera jurée du Prix Merlin 2012 et a remporté la troisième et quatrième place du Meilleur livre fantastique de l’année 2011, organisé par le forum de la littérature fantastique.
Si vous voulez commencer à la découvrir je vous conseille « La prophétie »; quant à moi j’attends avec impatience son prochain roman « Cytise-femme pirate » qui paraitra en mai prochain !
Posté par Loulou le 6 fév 2012 dans
Sorties littéraires
Les sorties littéraires de Mars 2012
Astuce : Pour aller plus vite dans vos recherches, si vous recherchez par exemple des sorties de la maison d’Edition de Pocket, faites : Ctrl+F, ce qui enclenchera le mode recherche de votre navigateur web, taper « Pocket » dans ce mode de recherche, et normalement vous tomberez directement sur la maison d’édition.
Bonjour à tous,
Je reviens pour vous présenter les sorties du mois de mars 2012. Si vous avez des questions sur un livre ou une édition en particulier(un prix, par exemple), n’hésitez pas à m’envoyer un MP(à moi, loulou86) et je me ferais un plaisir de vous répondre.
Les titres où il n’y a pas de dates, c’est que les dates n’ont pas été données sur les sites des éditeurs !
Si jamais vous voyez qu’il manque des titres ou que des parutions ne sont pas notées dans cette liste, n’hésitez pas à aller sur ce topic et le dire !
• Calmann-Lévy
-Départ de feu, de Alex Berenson
-Ghettostadt, de Gordon J, Horwitz
-La demoiselle des Tic-tac, de Nathalie Hug
-La paille et l’osier, de Michel Caffier
-Le pouce de l’assassin, de Lawrence Block
-Le rêveur des halles, de Emmanuelle Friedmann
-Le tribunal des âmes, de Donato Carrisi
-Magasin général, Tarnac, de David Dufresne
• Le livre de Poche
-Apocalyspe bébé, de Virginie Despentes
- Chevalier de l’ordre du mérite, de Sylvie Testud
-Juste avant le crépuscule, de Stephen King
-L’echo des morts, de Johan Theorin
-L’enfant rien, de Nathalie Hug
-La lame du boucher, de James Patterson
-La malédiction des colombes, de Louise Erdrich
-Les Anonymes, de R.J. Ellory
-Lumière du monde, de Benoît XVI
-Marine Le Pen démasquée, de Caroline Fourest et Flametta Venner
-Olive Kitteridge, de Elizabeth Strout
-Rose, de Tatiana de Rosnay
-Tu ne te souviendras pas, de Sebastian Fitzek
-Irréparable, de Karine Slaughter
-Jeanne, de Jacqueline de Romilly
-L’entrevue de Saint-Cloud, de Harold Cobert
-Le goût de vivre, de André Comte-Sponville
-Le mari, de Dean Koontz
-Les imperfectionnistes, de Tom Rachman
-Les Radley, de Matt Haig
-Les trois vies de Margareta, deCharlotte Link
-Magellan, de Stephan Zweig
-Maria, de Pierre Pelot
-Sincères condoléances, de Erling Jepsen
-Un coup à prendre, de Xavier de Moulins
-Vinci et l’ange brisé, de Didier Convard
-Dictionnaire des injures littéraires, de Pierre Calmin
-Dimanche, de Georges Simenon
-Donner du sens à sa vie, de Marc de Smedt
-Eifelheim, de Michael Flynn
-Le bonheur dans le mariage, de Madeleine Chapsal
-Les bulles, de Claire Castillon
-Madame de la Pommeraye suivi de Madame de la Carlière, de Denis Diderot
• Flammarion :
○ 7 mars :
-Le cerveau de Voltaire, de Franck Nouchi
-L’état bléssé, de Jean-Noël Jeanneney
-Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton, de Fred Ballard
-Le crime de la rue de l’Aumône, de Nicole Gonthier
○ 14 mars :
-Pauline, de Alexandre Dumas
-L’île des esclaves, de Pierre de Marivaux
-Projet Oxatan, de Fabrice Colin
-Les fourberies de Scapin, de Molière
-Le Cid, de Pierre Corneille
-Dom Juan, de Molière
-L’astrologie selon Nietzch, Bowie (TP), de Marco Pesatori
○ 28 mars :
-Le malade imaginaire, de Molière
-Trisan et Iseult
-Fièvre (TP), de Val McDermid
• J’ai lu :
○ 7 mars :
-Sexe, mensonges et idéaux, de Rachel Gibson
-La belle et l’escroc, de Barbara Cartland
-Lacrimae, de Andréa H, Japp
-Comment j’ai liquidé le siècle, de Flore Vasseur
-La carte et le territoire, de Michel Houellebecq
-Tante Mame, de Patrick Dennis
-Romans, de Phillip Kindred Dick
-Troubles intentions, de Elizabeth Hoth
-Attendre, de Sandrine Roudeix
-Addiction au crime, de Nora Roberts
-Paris la nuit, de Jérémie Guez
-Lennon, de David Foenkinos
-Au delà de la nuit, de Sherrylin Kenyon
-Folle de toi, de Suzanne Elizabeth Phillips
-Le royaume de Tobin, de Lynn Flewelling
-Les pêchés de Lord Cameron, de Jennifer Ashley
-Les noces de la passion, de Laura Lee Guhrke
-La vie et le temps, de Frédéric Salmann
-La tentation de l’immortel, de Karen Marie Moning
-Inconnu à cette adresse, de Katherine Kressman Taylor
○ 14 mars :
-Une seconde chance, de Jane Green
-Ceux qui rêves, de Pierre Bordage
-Leçon sur le bonheur, de Henri Pena-Ruiz
-Les heures silencieuses -Manuel du guerrier de la lumière, de Paulo coelho
-L’ombre de ma voix, de Patricia Kaas
-Les rivières de Londres, de Ben Aaronovitch
-Métamorphose en bord de ciel, de Mathias Malzieu
○ 21 mars :
-Potion macabre, de Cassandra O’Donell
-Les immortels, de Christopher Pike
-Incitations, de Cécilia
-Croisière en mer des pluis, de Eric Faye
-Se noyer dans l’alcool ? , de Alexandre Lacroix
-Vérité, de Madeline Hunter
-A pas comptés, de Costantini
-Le chevalier noir, de Connie Mason
-Etes-vous de droite ou de gauche?, de Laurent Cold
-A la conquête de mon ennemie, de Monica McCarty
-Les seigneurs de la côte, de Barbara Cartland
-Les pirates ! Dans une aventure avec les savants, de Gidéon Defoe
-Les pirates ! Dans une aventure avec les baleines, de Gidéon Defoe
○ 28 mars :
-L’Ode a la joie, de A.B. Winter
-Sans laisser de traces, de Val McDermid
-Sérum, de Henri Loevenbruck et Fabien Mazza
-Enelvés par les extra-terrestres, de John E. Mack
-Inspiration, de Wayne W. Dyer
-Druide, de Olivier Peru
• Fleuve noir :
○ 1er mars :
-Les faucheurs, tome 2, de Holly Black
○ 08 mars :
-Revoir mes fils, de Miguel Manrique Fustier
-Juste une ombre, de Karine Giebel
-A deux pas de la mort, de Peter James
-Jeux de traîtres, de John Stock
-Sept petits suspects, de Christian Frascella
• Pocket :
○ 1er mars :
-Pain amer, de Marie-Odile Ascher
-D’espoir et de promesses, de Françoise Bourdin
-Crescendo, de Becca Fitzpatrick
-Les thébaines, de Jocelyne Godar
-Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson
-Le voleur d’éternité, d’Alexandra Lapierre
-L’excessive, d’Alexandra Lapierre
-Artémisia, d’Alexandra Lapierre
-Charly 9, de Jean Teule
-La tête à Sarko, de Sharb
-1941, de Max Gallo
-Les lits en diagonale, de Anne Icart
-Les nouvelles chroniques d’un médecin légiste, de Michel Sapanet
-Faute de preuves, de Harlan Coben
-Le Polonais tout de suite, de Nathalie Bolgert Gryzbow
-Le turc tout de suite, de Sylvie Semih Colin Kohsar
-Le hongrois tout de suite, de Georges Th Kassai Szende
-Two short stories – Deux nouvelles, de Kipling R.
○ 08 mars :
-Vegas Mytho, de Christophe Lambert
-Filles de lune, de Elizabeth Tremblay
-Le cycle d’Ea, de David Zindell
-Opération Goliath, de Denis Alamercery
-La marque du tueur, de Chris Cartell
-La mort n’attend pas, de Peter James
-De fièvre et de sang, de Sire Cédric
-Hors dHaleine, de Jon Stock
-Meurtres pour rédemption, de Karine Giebel
○ 15 mars :
-Tout changera cette année, suivi de Histoire de rencontres, de Maeve Binchy
-Doux remèdes pour cœurs brisées, de Cathy Kelly
-Le plus bel âge, de Joanna Smith Rakoff
-Le fantôme suivi de Coups de coeurs, de Danielle Steel
-African Lady suivi de Australian Lady, de Barbara Wood
-Le retour d’Ernst Eller, de Clark K,-Dalton Scheer
-Tu es donc je suis, de Satish Kumar
-Savoir maigrir, de Jean-Michel Cohen
-L’art de l’allaitement maternel, de La leche league
-Foiridon à Morbac City, de San Antonio
-Des clientes pour la morgue, de San Antonio
○ 22 mars :
-N’ayez pas peur nous sommes là, de Jeanine Boissard
-Et l’Egypte s’éveilla, de Christian Jacq
-Aurora Minnesota, de William Kent Krueger
-La soupe au pistou, de Claude Tatiloni
-Les filles de Riyad, de Rajaa Alsanea
-Histoire de ma vie, de Salomon Maimon
-Blanche-neige et autres contes, des Frères Grimm
○ 29 mars :
-Et après,,,, de Guillaume Musso
-Je reviens te chercher, de Guillaume Musso
-Parce que je t’aime, de Guillame Musso
-Que serais-je sans toi, de Guillaume Musso
-Sauve-moi, de Guillaume Musso
-Seras-tu là, de Guillaume Musso
-La fille de papier, de Guillaume Musso
-L’appel de l’ange, de Guillaume Musso
• Le Seuil :
○ 1er mars :
-Mine de rien, de Annie François
-Dans la route, de Maryline Desbiolles
○ 08 mars :
-Scène tournate, de Alain Vernstein
-Vallée des merveilles, de Anne Weber
-Les limaces françaises, de Michele Mari
-Double meurtre à Borodi Lane, de Jonathan Kellerman
○ 15 mars :
-L’enfer commence maintenant, de Karine Fossum
• Albin Michel :
-Nuit noire étoiles mortes, de Stephen King
-Le poids des mensonges, de Patricia McDonald
-Les fantômes du delta, d’Aurélien Molas
-Les dames de Rome, de Françoise Chandernagor
-Le forgeron de la jonvelle, de Michel Dodane
-Lame de fond, de Cecilia Dutter
-Les pissenlits, de Yasunari Kawabata
-Le diable tout le temps, de Donald Ray Pollock
-Les règles du jeu, de Amor Towles
-Nous sommes des sang-mêles, de Lucien Febvre et François Crouzet
-Claude François : Autobiographie
-Dictionnaire des athées, agnostiques, scpetques et autres mécréants, de Georges Minois
-Rien à me mettre, de Eric Ricadat et Lydia Taïeb
-Temps de la terre, temps de l’homme, de Patric Wever
• Rivière blanche :
-L’énigme du rorkal, de Piet Legay
-Radu Dracula : tome 2, de Phillippe Lemaître
-Fleur de bagne : tome 3, de François-Marie Gauron et Emilie Gauthier
• Actu SF :
-Women in chains, de Thomas Day
• Asgard :
-Erèbe, de Anthony Brocard
• L’Atalante :
○ 22 mars :
-Au réveil il était midi, de Claude Ecken
-Intrépide, de Jack Campbell
• Black Library France :
-Champ de mort, de Graham McNeill
-Courage et honneur, de Graham McNeill
-La part du chapitre, de Graham McNeill
-Schwartzhelm, de Chris Wraight
• Denoël :
-Armageddon rag, de Goerges R.R.Martin
• Gallimard :
-Outrage et rébellion, de Catherine Dufour
-La vie secrète et remarquable de Tink Puddah, de Nick Dichario
-Axis, de Robert Charles Wilson
Posté par LoneWolf le 25 jan 2012 dans
Adaptations revues et critiquées
Réalisateur :
Ted Kotcheff
Casting :
Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy, Bill McKinney, David Caruso…
Date de sortie :
2 mars 1983
Durée :
1H30
D’après Rambo First Blood, de David Morrell
Synopsis :
John Rambo, ancien béret vert et héros de la Guerre du Viêt Nam, erre sans but de ville en ville depuis son retour aux États-Unis. En voulant rendre visite au dernier de ses anciens compagnons d’armes, il apprend la mort de celui-ci des suites d’un cancer (causé par l’« agent orange » largement utilisé au Viêt Nam). Reprenant la route, il arrive dans une petite ville d’une région montagneuse afin de s’y restaurer. Mais le Shérif Will Teasle, prétextant ne pas vouloir de « vagabond dans sa ville », le raccompagne à la sortie de la ville. Ulcéré, Rambo tente de faire demi-tour, mais il est alors arrêté sans ménagement par le shérif. Jeté en prison et maltraité par les policiers, Rambo se révolte et s’enfuit du commissariat. Après une dangereuse course-poursuite, il se réfugie dans les bois.
Avis :
Comme il est regrettable que l’image de grosse brute pro reaganienne de Rambo se soit diffusée et soit restée alors qu’elle n’est valable que pour les épisodes 2 et 3… Car ce n’est pas ce qui est développé dans ce premier épisode.
Petit rappel historique.
Nous sommes en 1982 (année de production et de sortie originale du film), et la guerre du Viêt Nam est terminée depuis maintenant sept ans. En 1975, le pays s’est réunifié, la guerre s’est achevée, et les Américains sont repartis la queue entre les jambes. Il y aurait beaucoup à dire sur cette défaite dans la société américaine, mais Rambo s’intéresse à un aspect précis : le retour des vétérans au pays.
Beaucoup de ceux qui ont eu la chance de revenir sont revenus brisés, physiquement ou psychologiquement, voire les deux. On pourrait s’attendre à ce qu’ils soient au moins accueillis en hommes, en soldats qui ont donné beaucoup pour la patrie, mais même pas. Non, on les accueillis avec de la méfiance, du mépris, voire de la haine ouverte.
Pourquoi, demandez-vous ? Parce qu’ils ont perdu la guerre, tout simplement. La première guerre perdue par les États-Unis depuis leur naissance, ça marque le pays (d’autant qu’il y a bien des facteurs qui expliquent pourquoi, mais passons, ce n’est pas le propos).
Il leur fallait un bouc émissaire, quelqu’un à désigner pour prendre la responsabilité de ce fiasco. Et ce furent donc les vétérans, ceux qui se battaient en première ligne, et qui ont été, une fois revenus, lâchés par leur gouvernement et même parle pays tout entier. Ils étaient devenus des parias, des traces à effacer de cette sale guerre…
Rambo, c’est une démonstration par l’exagération de cet état de fait et de ce que ressentent alors ces vétérans face à ce pays qui les renie. John Rambo devient ici l’incarnation des sentiments de tous ces camarades, pendant que Teasle règne sur « sa » ville et y applique les mêmes pratiques envers lui que le gouvernement et le pays envers toute l’armée. Rambo ne demandait rien de bien méchant.
Il voulait juste revoir un ami, malheureusement décédé entre temps, et repartir le lendemain. Et on le traite en vagabond, en paria, on le harcèle jusqu’à l’enfermer. Il finit évidemment par faire la seule chose qu’il sache faire. Il va se battre pour survivre et affirmer sa dignité, affirmer qu’il est un être humain comme les autres. Comment s’étonner de voir quelqu’un réagir en bête traquée quand on le considère comme tel ?
Rambo, à travers sa fuite dans les bois, devient un porte-parole de ces soldats qui luttent, eux aussi, pour rester dignes pendant que leur propre pays les traîne dans la boue. Un pays qu’ils aiment et respectent malgré tout, comme le montre Rambo qui refuse de tuer qui que ce soit (un seul mort dans ce premier film, et ce n’était même pas voulu par Rambo, qui s’en voudra tout du long).
Bien sûr, le traitement est celui d’un film d’action, mais ça va donc bien plus loin que ça, au contraire des deux films suivants. Le monologue final de Rambo résume tout.
Ce film, c’est une réponse au mépris du gouvernement et des Américains, un crachat au visage du Président, un « Merde ! » taggé à l’encre indélébile sur la façade de la Maison Blanche, un doigt d’honneur au pays tout entier. Et l’expression de toute la colère et la frustration de ceux qui ont laissé une part d’eux-mêmes au Viêt Nam, au service du pays face au « péril communiste »…
Ted Kotcheff offre au sujet un traitement pas particulièrement marquant, mais très efficace, préférant laisser le fond parler de lui-même. Quant au trio Stallone/Crenna/Dennehy, ils sont tous les trois parfaits, notamment Stallone, littéralement habité par son rôle comme il le fut pour Rocky six ans plus tôt.
Le fond est parfait, et on ne s’ennuie pas une seconde. Un film bien plus profond et politique qu’il n’y paraît, qui reste aussi un très bon spectacle d’action, action qui sert l’histoire et non l’inverse.
C’est un film qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Surtout si on reste sur l’image reaganiste de Rambo forgée par deux suites dispensables… Le quatrième épisode vient heureusement le réhabiliter quand même, sans pour autant atteindre la force du premier film, la faute à un rythme trop rapide et une action trop débridée. Mais il retrouve un peu du fond de ce premier film et conclut bien l’histoire de John Rambo, et ça suffit à en faire un bon film, supérieur aux 2 et 3.
Bref, Rambo, c’est tout ça, bien loin de l’image la plus connue, et ça vaut largement le coup d’œil.