Adaptations revues et critiquées : Sherlock Holmes
Casting :
Robert Downey Jr, Jude Law, Mark Strong, Rachel McAdams…
Date de sortie :
3 février 2010
Durée :
2H08
D’après le personnage de Sherlock Holmes, créé par Sir Arthur Conan Doyle
Synopsis :
Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable…
Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres — et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.
Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.
La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes…
Avis :
Sherlock Holmes est, avec Dracula, le personnage littéraire le plus exploité au cinéma, et cela depuis la période du muet. Et je ne parle même pas de la télévision…
On retiendra notamment les interprétations de Peter Cushing (Le Chien des Baskerville, 1959) au cinéma, et de Jeremy Brett (la série de 1984 à 95) pour la télévision.
Et voilà Guy Ritchie qui s’y met.
Certains pourront y voir juste un gros film d’action sans originalité, et ils n’auront pas tout à fait tort, moi, j’y vois une version modernisée et dynamisée du mythe littéraire, mais respectueuse de ce même mythe (et en même temps plus proche du personnage créé par Doyle que du gentleman vu par les adaptations).
C’est un peu « Et si Conan Doyle avait créé Sherlock Holmes dans les années 2000 ? »
On reste à l’époque victorienne, mais on rajeunit les personnages, on oublie le côté gentleman qui est la création des œuvres audiovisuelles, on insiste bien sur la pratique du baritsu de Holmes, et on fait un thriller explosif, décomplexé, et qui réadapte bien l’univers de Sherlock Holmes aux attentes du public actuel.
On arrive directement en pleine enquête, puis au moment où Watson s’apprête à se marier, quittant ainsi le 221B Baker Street. Aucune mise en situation, aucune rencontre, rien. Et ce n’est pas un problème, tant les personnages sont connus, comme leur univers.
Et tout y passe, de la mention de Mycroft à celle des drogues consommées par Holmes, qui reste le même cynique asocial qu’on connaît si bien, lié à une seule et unique personne, John Watson.
Lequel Watson justifie son statut de vétéran en s’offrant quelques séquences d’action, lui aussi.
Irene Adler est bien présente (pas présentée non plus, mais qui ignore son lien avec Holmes ?), et nous faisons rapidement connaissance d’un personnage bien connu, prévu pour la suite.
Le scénario fait la part belle aux analyses et aux calculs de Holmes et Watson, parfaitement complémentaires, et à un suspense constant (non pas sur l’identité du criminel, parfaitement identifié dès le départ, ni même sur sa défaite à venir, mais sur comment Holmes va réussir à reprendre ou garder l’avantage), sans oublier un certain humour, parfaitement adapté à la relation chien/chat du duo principal, complémentaire et opposé.
Du pur Sherlock Holmes, donc.
Bref, un très bon film, fun et bien mené, une assez belle adaptation de Sherlock Holmes, juste un peu gâchée par certains moments où Guy Ritchie en fait un peu trop dans l’action.
Mais à part ça, ça vaut le coup de jeter un œil





Moi aussi j’ai bien aimé mais je trouve qu’il y a trop d’actions des fois.
Le truc qui me gêne, c’est (comme pour une série récente) la volonté de déplacer Holmes de son époque d’origine. Or, pour moi, le personnage est indissociable de son temps, car les romans de Conan Doyle sont une critique de l’Angleterre victorienne… Et ce que j’aime dans ces livres, c’est justement cette atmosphère si particulière.
Mais le film est dans l’Angleterre victorienne, drille
Y a que la dernière série qui déplace le cadre.
Oui, mais l’action, la manière de filmer, le look des personnages, tout ça en fait un film du XXIème siècle peu respectueux de l’original. Sans compter le rôle de Watson… C’est pas un super héros, Holmes ! Tu imaginerais Hercule Poirot ainsi ?