L’auteur de la semaine: Katherine Pancol
C’est la rentrée ! Enfin, la rentrée de Livraddict, pour moi, car j’ai encore un mois de « vraies » vacances. Oui, haïssez-moi, allez-y. Pour le coup, je suis, encore une fois, pas très productif, et j’ai bêtement eu la flemme de vous harceler pour avoir un article à publier cette semaine. Du coup, vous aurez droit à un article écrit par moi-même ! La chance, hein ?
Ceci dit, je réitère ce que je vous avais déjà dit avant de sombrer dans les joies de la préparation de séminaires du semestre passé. Cette rubrique est faite pour vous et, surtout, par vous. Si vous avez un artiste fétiche ou un blog dont vous ne pouvez pas vous passer (même chose pour une librairie), n’hésitez pas à écrire un article et à me l’envoyer : vous ferez de moi le plus heureux des hommes (sérieusement). Je continuerai cependant à envoyer des messages privés à des membres, aléatoirement, à chaque semaine, afin de recueillir des articles, ne vous en faites pas (je suis sûr que beaucoup trouvent ça excitant, de recevoir un MP quand on ne s’y attend pas, alors je continuerai à vous faire plaisir).
Passons maintenant à l’article, le vrai ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’une auteure que vous connaissez sûrement tous : certains l’adulent, d’autres ne lui trouvent rien de spécial ou de fabuleux, d’autres encore n’ont même pas d’avis sur elle. Quoiqu’il en soit, voici ma présentation de Katherine Pancol.
Madame Pancol est née à Casablanca, un beau (enfin, j’espère) jour d’octobre 1949. Depuis, elle a beaucoup vécu : si l’on en croit son site web, elle a d’abord été journaliste, sans avoir forcément envisagé cette carrière ; puis elle a écrit un roman, comme ça, sans trop y croire. C’est en 1979 qu’est sorti Moi d’abord. La jeune écrivaine continue cependant à collaborer chez divers journaux, tels que Paris Match ou Elle, tout en commençant à voyager : elle s’installe notamment à New York et y suit un cours universitaire de creative writing, où, pour les amoureux du français, d’écriture créative. Depuis, elle avoue ne pas réussir à arrêter d’écrire, puisque « [elle] n’a plus le choix. [Elle] ne sai[t] faire que ça » et aimer ses enfants (bien évidemment).
Katherine Pancol a publié un grand nombre de livres, dont certains sont méconnus, même si la plupart ont été réunis dans une édition récente regroupant ses premiers écrits. À vrai dire, le succès de cette auteure est dû presque exclusivement à sa trilogie « animalesque », si je puis dire. Les Yeux Jaunes des Crocodiles paraît en 2006, chez Albin Michel. Ces crocodiles nous emmènent dans le quotidien de Joséphine, une jeune femme qui mène une vie tranquille jusqu’au départ de son mari. À ce moment-là , la chercheuse en histoire médiévale, spécialiste du XIIe siècle, se retrouve seule et s’occupe de ses deux filles, comme une grande. Ou plutôt, comme elle peut. Le livre gravite également autour de l’entourage de Jo : on y retrouve sa sÅ“ur, sa mère, son beau-père, et toutes leurs histoires, indépendantes les unes des autres, toutes spéciales et touchantes. Le livre a reçu le prix Maison de la Presse lors de sa parution, couronnant un certain succès. Les vies de Jo et de ses proches sont également relatées dans les deux romans suivant les crocodiles, avec tout d’abord La Valse Lente des Tortues, en 2008, puis finalement dans Les Écureuils de Central Park sont Tristes le Lundi, deux ans plus tard.
Ce que j’apprécie particulièrement chez Pancol, c’est son style. Le tout est très léger, mais véhicule parfois de profondes réflexions sur la vie (je pense particulièrement aux toutes premières pages des Yeux Jaunes des Crocodiles, qui m’ont assez touché, ou d’autres passages que je ne saurais citer avec exactitude maintenant). Les sentiments sont mis en avant, comme dans un grand nombre de livres de ce genre (comment le décrire précisément, d’ailleurs?), mais on ne tombe pas dans un sentimentalisme nauséeux. De même, l’histoire, qui peut parfois sembler un peu lente et plate, nous réserve quelques surprises (sans vouloir trop en dire, j’avoue n’être toujours pas revenu de la fin du deuxième tome!), empêchant la lassitude de s’installer.
En deux mots (voire plus, je n’aime pas les limites) : Katherine Pancol est une auteure à ne pas manquer. Entreprendre la lecture de sa trilogie, c’est s’embarquer dans une histoire touchante et émouvante. Vous serez sûrement surpris, mais à la fin, vous connaîtrez par cÅ“ur les personnages, tellement vous vous y serez attaché !




Vous avez écrit ce que je pense de cet auteur, je rajoute le livre « Encore une danse » moins connu que la trilogie mais tout aussi émouvant sinon plus. Merci pour votre article
Bravo, ton petit article a réussi à me convaincre de lire le second tome de la trilogie. La fin, dis tu? S’il y a du suspens…ok alors, nous en reparlerons.
J’avoue que la trilogie m’a beaucoup plu ( un peu moins le troisième, Les écureuils …). Mais suite à une déception (Embrassez-moi) j’ai stoppé les lectures de cette auteur (auteure =beurk !); Peut-être y reviendrai-je. En tous cas beau billet !
Ravi que mon article vous ait plu!

J’ai aussi eu du mal avec Les écureuils, mais c’est le titre de ce roman qui m’a donné envie de lire la trilogie, en fait (j’aime les écureuils, vraiment
).
En effet, Pyrouette, j’avoue ne pas avoir lu ce roman-ci. Par contre j’ai « Moi d’abord » à la maison, il faudra que je m’y mette bientôt!
Gentiane, j’espère que tu ne seras pas de nouveau déçue, sinon je m’en voudrais
Désolé Nath, j’ai préféré mettre « auteure » pour n’offenser personne, et je trouve ce mot avec son e un peu déplacé très chou