[suivi lecture] cachal_eau

 
  • Cachal_eau

    Lecteur timide

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    #1 23 Novembre 2017 16:59:11

    Allez...
    On y va...
    Bon.
    Et puis zut, on s'en fout, on le fait et puis on verra bien...

    Voilà, à peu près (car je vous épargne quelques tergiversations encore plus incompréhensibles) comment j'ai décidé de débuter ce suivi lecture.

    En plus il est bien ce livre.
    On sait jamais.
    Et puis en plus, même si ça intéresse pas le gens, ça reste un fil rouge pour moi.
    C'est vrai que certaines impressions s'estompent si vite... (on en viendrait à douter de soi...)

    Enfin, tout ça pour vous dire qu'actuellement, je suis en train d'achever David Copperfield de Charles Dickens
    J'ai le format poche aux éditions le livre de Poche Voir ici

    Que dire? Beaucoup trop pour capter l'essentiel et bien peu pour en dresser un portrait fidèle.
    Je savais déjà qu'avec Dickens, je ne prenais que peu de risques. J'avais déjà beaucoup aimé Oliver Twist et Les grandes espérances du même auteur.
    Là j'en suis à déjà plus de 900 pages et je sais que je ne serais pas déçu.

    Charles Dickens a deux talents.
    Le premier, c'est de vous prendre la main pour vous amener à l'intérieur de son histoire.
    Et c'est spécialement vrai dans ce roman où Charles Dickens utilise la première personne du singulier. Le narrateur nous raconte son histoire et parfois se laisse à nous faire goûter les évènements qui viennent sans jamais nous les dévoiler. Les personnages, le narrateur les aime, ce sont ses parents, ses amis, ses amours. Et quelle délectation de vibrer aux émotions de David Copperfield tout au long du roman. Même lorsqu'il nous agace, même lorsqu'il nous déçoit.

    Le second talent de Dickens, c'est de raconter des histoires tristes et douloureuses sans jamais verser dans le pathétique.
    Il ne faut pas croire que Dickens ne décrit que des évènements terribles et que ses héros seraient des poupées de chiffons irrémédiablement destinés à chuter sans fin. Au contraire, dans David Copperfield, combien de personnages sont positifs et bienveillants? Beaucoup. Heureusement pour nous et heureusement pour notre héros. Mais lorsque Dickens s'attache à nous décrire la bassesse et le ridicule de la société qu'il connaît, il n'hésite pas à rapporter son fidèle reflet dans toute sa cruauté. Et cruelle, elle peut l'être cette société, surtout pour des enfants.

    Désolé, je m'égare.

    Si je ne me trompe pas, je devrais avoir fini ce livre ce soir. J'y jetterai un dernier sourire, un léger au revoir, et puis comme tout lecteur, je prendrai mon baluchon, moins léger qu'avant, pour me diriger vers un autre livre, une nouvelle histoire, une nouvelle vie?

    Dernière modification par Cachal_eau (24 Novembre 2017 08:45:01)

  • Cachal_eau

    Lecteur timide

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    #2 23 Novembre 2017 22:07:11

    J'ai fini David Copperfield de Charles Dickens.

    Ce fut une vraie bonne lecture que certains trouveront peut-être un peu longue, mais qui me laisse avec le sentiment de quitter un ami au moment où j'ai tourné la dernière page.

    Mon prochain livre est Les jours, les mois, les années de YAN Lianke. C'est un livre au format poche des éditions Picquier poche.
    Ce sera ma première lecture d'un auteur chinois et il est plutôt court.
  • Cachal_eau

    Lecteur timide

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    #3 24 Novembre 2017 13:20:42

    Je viens de finir Les jours, les mois, les années de YAN Lianke.

    Ce fut une lecture agréable mais sujet à interprétation. Il serait difficile pour moi de donner mon opinion sur le sens du récit sans dévoiler l'intrigue et gâcher la lecture de ceux qui voudraient lire ce court roman.

    Ce que je peux en dire, par contre, c'est que la brièveté du texte permet à l'histoire de se dérouler de façon efficace sans se perdre dans des descriptions trop longues. Et pourtant, l'auteur évoque parfaitement la rudesse de la sécheresse (dont cette scène où l'aïeul pèse les rayons du soleil) et de la famine. Cette lutte pour survivre permet de créer une tension qui perdure tout le long du roman.

    En tout cas, je ne regrette pas cette première lecture venue de Chine et je lirais d'autres romans de cet auteur.

    Maintenant, je poursuis mes lecture avec L'intérêt de l'enfant de Ian McEwan. Je l'ai au format poche dans les éditions Folio.
    J'ai pris ce livre parce que le sujet traité m'intéressait. Ce sera le premier livre que je lirais de cet auteur.
  • Cachal_eau

    Lecteur timide

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    #4 25 Novembre 2017 19:02:56

    Je viens d'achever L'intérêt de l'enfant de Ian McEwan.

    Les 10 dernières pages m'ont empoignées et m'ont terriblement émues.

    Dans ce roman, on suit une juge à un moment délicat de sa vie conjugale à l'aube des 60 ans qui traite de nombreux dossiers qui mobilisent la notion de l'intérêt de l'enfant. Elle est compétente et reconnue comme tel par ses pairs. Elle reste aussi très marqué par le sentiment de justice et de prendre la meilleure décision qui soit.
    Dans ce moment un peu délicat de sa vie et alors qu'une affaire concernant le refus par un jeune et de ses parents d'effectuer une transfusion sanguine qui lui permettrait de le sauver vient devant elle, elle décide de rendre visite à ce jeune Adam Henry à l'hôpital.
    à partir de ce postulat, L'auteur écrit brillamment sur les états d'âme d'une juge, qui bien qu'épris de bonne justice, reste coincé dans une vie guindé se refusant à affronter ses véritables sentiments. Une contrition qui se confrontera à un Adam Henry en plein questionnement.
    J'ai trouvé que Ian McEwan a finement écrit sur son personnage principal et qu'il a pu évoquer de nombreux sujets profonds.

    Alors par contre, il la nomme en français juge aux affaires familiales mais il faudrait abandonner l'idée de mettre des qualificatifs français à la justice anglaise . En effet les affaires dont elle a la charge sont en France, soit de la compétence d'un juge aux affaires familiales, d'un juge des enfants ou d'un juge civil.

    Je m'attaque maintenant à W ou le souvenir d'enfance de Georges Perec.
  • Dea blackbird Kocka

    Commis de lecture

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    #5 25 Novembre 2017 19:16:11

    oh je vois à ton avis que Ian McEwan a un talent certain pour faire passer les émotions. J'avais lu Expiation, il y a quelques années et j'avais adoré.
    Bonne lecture de Perec !
  • Alli-ly

    A la découverte des livres

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    #6 25 Novembre 2017 19:29:24

    Cachal_eau a écrit

    J'ai fini David Copperfield de Charles Dickens.

    Ce fut une vraie bonne lecture que certains trouveront peut-être un peu longue, mais qui me laisse avec le sentiment de quitter un ami au moment où j'ai tourné la dernière page.


    Salut,
    Je n'ai lu que "A tale of two cities" de Dickens et je n'avais pas accroché mais finalement je me dis que je suis peut-être passé à côté de quelque chose de bien. Tu me donnés envie de donner une seconde chance à Dickens ;)

  • Cachal_eau

    Lecteur timide

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    #7 28 Novembre 2017 00:43:35

    @ Dea Blackbird: C'est une bonne première lecture de Ian McEwan. Si je trouve un autre livre de cet auteur dont l'histoire me tente, je n'hésiterais pas.

    @ Alli-ly : je n'ai pas lu Le conte de deux cités de Charles Dickens donc je ne pourrais pas te dire si ce livre est représentatif de la narration de celui-ci ou s'il est un peu plus atypique.
    Ce qui peut rebuter dans David Copperfield, c'est sa longueur (1000 pages) et peut-être aussi l'effet montagne russe. Je m'explique sur ce dernier point. Dans de nombreux romans comme celui-ci où on suit un parcours de vie, on a tendance à vouloir et à s'attendre à un feu d'artifice qui va crescendo. On débute doucement puis le héros commence à découvrir le monde et ses aventures vont gagner de plus en plus en intensité jusqu'au bouquet final. Or les histoires de Dickens ne sont pas des feux d'artifice mais des montagnes russes. Cela signifie qu'un passage où le héros vit quelque chose d'exaltant ou d'émotionnellement fort peut être suivi par un passage beaucoup plus tranquille et moins palpitant. C'est sûr que lorsque 300 pages avant on suit un enfant obligé de vendre un à un ses vêtements pour se nourrir et le suivre dans sa route vers une destination qui signifie soit le retour à la félicité soit la fin de ses espoirs, on est un peu perturbé par ses soucis de ménage qui paraissent beaucoup moins engageant. Pour certains lecteurs, et je les comprend, cela peut paraître comme un creux qui les ennuie. Mais je trouve que c'est aussi en s'attardant sur ce genre de scène qu'on arrive à cerner un personnage et une histoire dans son entier.
    Toutefois, si tu veux retenter Charles Dickens, je te conseille plutôt de reprendre avec Oliver Twist ou De grandes espérances. Ils sont moins long et ils pâtissent moins, de ce fait, de ces lenteurs.

    Sinon, je viens de finir ce soir W ou le souvenir d'enfance de Georges Perec.
    C'est un livre très intelligent avec un choix littéraire innovant.
    Dans ce livre deux histoires s'imbriquent alternativement. La première, c'est un narrateur qui enquêtent sur son enfance. Le narrateur se nomme Georges Perec mais on ne sait pas si c'est l'auteur. La seconde, c'est une fiction, W, qui a été écrite par le narrateur au moment de son enfance, aux environs de 12 ans.
    Et en fait les deux histoires permettent de s'éclaircir entre elles pour en écrire une seule. Car dans la première histoire, le narrateur le dit dès le début: "Je n'ai pas de souvenirs d'enfance". Il devra donc enquêter et tout vérifier pour sélectionner sur ce qui dans sa mémoire est la vérité ou une récupération d'éléments éparses qu'il a agglutiné pour en faire un souvenir.
    Finalement, le seul souvenir de première main sur son enfance qu'il possède, c'est cette histoire qu'il a écrit au moment de son enfance, et pas à n'importe quel moment mais au moment de ses 12 ans, ce moment charnière entre la fin de l'enfance et le début de l'adolescence. Ce même âge où avant il n'y a pas de souvenir: "Je n'ai pas de souvenir d'enfance. Jusqu'à ma douzième année à peu près, mon histoire tient en quelques lignes".

    Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas sûr d'avoir saisi toutes les interactions qui existent dans ce texte qui me semble être un travail d'orfèvrerie. je n'ai notamment pas compris le lien entre la fiction qui se trouve à la première partie du livre et la fiction de la deuxième partie qui décrit l'île W. Mais j'ai beaucoup aimé cette façon de faire de Perec qui nous oblige à faire les liens entre les deux histoires pour essayer de toucher la réalité d'un enfant qui n'est pas n'importe quel enfant à n'importe quelle période.

    Après cette découverte de Georges Perec, je reviens à des horizons connus avec Pot-Bouille d'Emile Zola.

    Dernière modification par Cachal_eau (28 Novembre 2017 00:46:18)

  • Cachal_eau

    Lecteur timide

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    #8 28 Novembre 2017 07:50:14

    @ TheCatLady : Merci! ^^ Ce sera mon treizième livre du cycle des Rougon-Macquart auquel je m'attèle. Le thème de celui-ci a l'air centré sur le milieu bourgeois, ça devrait le faire. :-)
  • Alli-ly

    A la découverte des livres

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    #9 29 Novembre 2017 16:27:45

    Cachal_eau a écrit

    @ Alli-ly : je n'ai pas lu Le conte de deux cités de Charles Dickens donc je ne pourrais pas te dire si ce livre est représentatif de la narration de celui-ci ou s'il est un peu plus atypique.
    Ce qui peut rebuter dans David Copperfield, c'est sa longueur (1000 pages) et peut-être aussi l'effet montagne russe. Je m'explique sur ce dernier point. Dans de nombreux romans comme celui-ci où on suit un parcours de vie, on a tendance à vouloir et à s'attendre à un feu d'artifice qui va crescendo. On débute doucement puis le héros commence à découvrir le monde et ses aventures vont gagner de plus en plus en intensité jusqu'au bouquet final. Or les histoires de Dickens ne sont pas des feux d'artifice mais des montagnes russes. Cela signifie qu'un passage où le héros vit quelque chose d'exaltant ou d'émotionnellement fort peut être suivi par un passage beaucoup plus tranquille et moins palpitant. C'est sûr que lorsque 300 pages avant on suit un enfant obligé de vendre un à un ses vêtements pour se nourrir et le suivre dans sa route vers une destination qui signifie soit le retour à la félicité soit la fin de ses espoirs, on est un peu perturbé par ses soucis de ménage qui paraissent beaucoup moins engageant. Pour certains lecteurs, et je les comprend, cela peut paraître comme un creux qui les ennuie. Mais je trouve que c'est aussi en s'attardant sur ce genre de scène qu'on arrive à cerner un personnage et une histoire dans son entier.
    Toutefois, si tu veux retenter Charles Dickens, je te conseille plutôt de reprendre avec Oliver Twist ou De grandes espérances. Ils sont moins long et ils pâtissent moins, de ce fait, de ces lenteurs..


    Merci pour le conseil ! Je pense que je vais trouver De grandes espérances et je te dirais si je me réconcilie ou pas avec Dickens.

  • honha

    Surfeur des couvertures

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    #10 29 Novembre 2017 16:47:05

    J'ai vu que le cycle des Rougon-Macquart était loin de t'être inconnu :) . Conseilles-tu un ordre de lecture particulier ?