[Damasio, Alain] La Horde du Contrevent

 
  • Fanch~bzh

    Livraddictien débutant

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    #21 23 Janvier 2015 15:33:35

    Lelf a écrit

    Tu auras des graphiques de placement, mais ceux ci peuvent changer, d'où ça n'aurait pas forcément été super utile en fait ;)


    Ha nice, un graphique sur genre deux pages pendant l'histoire? Il aurait pu en mettre un sur la première page alors :)

    Après il présente quand même les personnages au début, donc je sais pas si c'est indispensable d'utiliser le marque-page, quand j'ai par exemple vu un personnage avec comme rôle "croc" au début de l'histoire (cf symbole/marque-page), je suis resté bloqué 2 minutes à essayer de deviner ce qu'était un croc... pour m'apercevoir que c'était expliqué 2 pages après :)

    On finit par retenir tous les rôles des personnages par rapport à leur nom ou juste les principaux? Après c'est pas non plus un Game of Thrones avec 80 persos mais vu que là on nous les balance en masse dès le début c'est plus dur à assimiler.

  • Free

    Apprenti Lecteur

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    #22 23 Janvier 2015 15:35:25

    Personnellement,

    Je sais que j'ai gardé le marque-pages pendant à peu près tout le livre (car il y a certains persos qu'on "suit" peu).

    Ce livre est un petit bijou !

    La première fois, j'ai dû lire 50 pages puis lâcher pour un autre livre. Ensuite, j'ai repris depuis le début pour ne plus le lâcher. Je me suis attaché à la horde au tiers du livre environ.

    Dernière modification par Freewor(l)ds (23 Janvier 2015 15:40:55)

  • Lelf

    Correcteur Bibliomania

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    #23 23 Janvier 2015 15:38:11

    Perso j'ai toujours eu du mal à retenir les noms, déjà dans un bouquin "normal", donc j'ai eu besoin de m'y référer presque tout le long. A part pour quelques uns comme Caracole. Mais au fil tu texte on visualise quand même pas mal leur rôle à chacun, la dynamique à défaut des noms devient un peu plus réflexe ^^

    @Unity : je ne dirais pas que c'est mal écrit, honnêtement (et je suis du genre à le dire quand je trouve un style assez moisi). Le soucis pour moi c'est principalement que par moment ça "se regarde écrire", c'est un peu lourd, c'est beaucoup de beau bla bla et ça rend, pour moi, le récit pas forcément super efficace. Mais c'est plutôt original en écriture et en narration donc c'est une expérience à tenter, 90% des gens en sortent plutôt contents. Perso j'ai pas su dire si j'avais aimé ou pas, mais je ne suis pas mécontente de cette expérience, j'y ai quand même trouvé des choses intéressantes et je ne garde pas un mauvais souvenir. Je suis juste pas fichue de dire vraiment ce que j'en ai pensé/ce que j'ai ressenti. :chaispas:
  • Acherontia

    Lecteur averti

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    #24 23 Janvier 2015 16:08:56

    Je l'ai terminé en décembre dernier, mais je n'ai pas encore écrit ma chronique parce qu'il y a tellement de choses à dire!

    Moi ce ne sont pas les noms qui m'ont gênée, ce sont plutôt tous ces symboles à retenir, et du coup, oui, je me suis beaucoup servie du signet aussi ^^

    Personnellement, j'ai trouvé ce roman absolument génial! Génial, mais tellement complexe qu'il en devient presque indigeste... J'ai dû m'y prendre par à-coups pour le terminer, même si j'ai un peu speedé sur la fin. De toute façon, j'ai préféré lire lentement pour bien m'imprégner de l'ambiance et de l'écriture de l'auteur. Enfin, disons plutôt les écritures, parce que ce qu'il y a de vraiment génial dans ce roman, c'est le fait que Damasio nous fait passer d'un personnage à l'autre en changeant sa manière d'écrire et de raconter. A la fin du roman, je parvenais presque à distinguer chaque personnage rien qu'à leur façon de s'exprimer et de raconter l'histoire. Golgoth, par exemple, est très reconnaissable, ainsi que Caracole. Mais les autres ont aussi leurs caractéristiques propres, si ténues soient-elles. Non, je ne pense pas que Damasio écrive mal, je crois au contraire que c'est un génie en son genre, car l'exercice de passer d'un style à un autre est extrêmement difficile. Et si parfois il s'exprime "mal", on sent bien qu'il le fait exprès pour mieux coller au caractère du personnage narrateur (Golgoth pour ne pas le citer). Si on lit, par contre, certains dialogues de Caracole, on constate que Damasio emploie un français parfois très soutenu, allant jusqu'à sortir des jeux de mots incroyables (je pense notamment au passage du jeu auquel participe Caracole à Alticcio, où l'on voit clairement que l'auteur maîtrise sa langue maternelle d'une main de maître).

    J'ai aussi beaucoup aimé les réflexions métaphysiques proposées par les différents personnages sur l'univers qui les entoure. C'est juste totalement bluffant qu'un auteur parvienne à pousser la réflexion aussi loin sur un univers inventé de toutes pièces, presque jusqu'à nous faire croire en sa réalité. A la fin, j'ai trouvé que ça devenait parfois trop tiré par les cheveux, je commençais à avoir du mal à suivre. Ceci dit, j'ai vraiment été époustouflée par cette approche presque scientifique de l'univers et du vent qui le régit, c'est assez inédit dans un univers fantasy. Tous ces termes que l'auteur a inventés, toutes ces théories qui pourraient paraître plausibles, pour moi cela relève du grand art littéraire. Sans compter la philosophie qui s'y rattache, notamment avec cette notion de vif, qui relève autant du physique que du spirituel.

    Une seule chose que j'ai trouvée dommage, c'est que je savais la fin avant même de la lire. C'était juste couru d'avance... Je ne dirai évidemment pas de quoi il s'agit, mais je m'en suis doutée à partir de la moitié du livre, je ne saurais dire comment. Ça paraissait juste être la solution la plus évidente.

    Dernière modification par Acherontia (23 Janvier 2015 16:11:22)

  • Ryuuchan

    Marin sur les mers du savoir

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    #25 02 Mars 2015 14:14:04

    Très bon bouquin de fantasy, que j'avais englouti d'une traite (et j'insiste sur le terme de fantasy, je vois mal en quoi ce bouquin a trait à la SF : on ne joue ni sur la science ni sur la temporalité de l'humanité. Il y a l'indice de fin, mais très honnêtement, je vois mal en quoi ce serait spécifique à la SF. L'univers développé n'a rien à voir avec le nôtre, au final. Et surtout, il possède ses propres lois physiques notamment vis-à-vis du vent, et pour moi c'est clairement un critère fantasy ;) )

    Il lui est souvent reproché que l'auteur s'écoute écrire, si je puis dire. je ne suis pas trop d'accord. Je trouve au contraire qu'il s'amuse avec la langue et le fait jusqu'au bout (en plus, connaissant un peu Damasio, ce n'est pas du tout le genre à s'écouter parler, et justement le type à aimer s'amuser avec les mots et à inventer des néologismes).

    Idem, il lui est reprochée sa fin convenue… Mais très honnêtement… aurait-il pu en faire une autre ? Moi aussi je m'y attendais, pratiquement tout le monde s'y attend. Mais je pense personnellement qu'il aurait loupé quelque chose s'il ne l'avait pas faite ainsi. De plus, le bouquin traite quand même de la conviction, de la croyance, de la quête qui transcende les individus. Et sur la vacuité de tout ça, je trouve au contraire que la fin est tout simplement géniale. On est tellement habitués aux scènes finales façon feu d'artifice qu'on n'est plus capable d'apprécier quelque chose de simple.

    Sinon pour moi le gros point fort du bouquin, outre son vocabulaire, et surtout l'immense et extraordinaire champ lexical autour du vent, c'est le développement de la personnalité des protagonistes. A tiers du bouquin, je n'ai plus eu du tout besoin de me référer aux signes : Damasio développe tellement bien la psychologie de chacun et les façons de parler différentes qu'on reconnaît très vite qui parle. Et c'est fin, suffisamment pour que ce ne soit pas caricatural.

    Mention spéciale au personnage de Caracole, mon personnage préféré tous livres confondus, qui dépasse très largement, je trouve, le très populaire Fou de Robin Hobb ^-^

    Dernière modification par Ryuuchan (02 Mars 2015 14:14:55)

  • voyageusedesmots

    Livraddictien débutant

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    #26 25 Mai 2015 17:44:46

    Je viens de survoler le topic alors désolée pour les redites.
    Le marque page a été très utile au début, mais handicapant au final.
    A partir du moment où j'ai compris que l'auteur nous proposait de ne faire qu'un avec la horde pour aller à l'encontre des pages,leur faire face, et laisser venir les détails, qui suivent le courant, venir à nous, la lecture a été plus aisée. Ça évite les coups de poignards dans le dos aussi. Le pense-bête est devenu obsolète  et je me suis surprise à reconnaître facilement les personnages qui prennent la parole. De temps à autre je le consulte pour une petite précision où deux.
    Impatiente de savoir s'ils vont connaître la 9ème forme.
    L'amoureuse des mots que je suis a particulièrement apprécié la joute verbale de Caracole en milieu de livre (un peu après en fait), surtout que je ne suis pas capable d'en faire autant.
    Damasio nous invite à réfléchir par nous même et à nous interroger sur le sens de toute chose et surtout sur celui que nous lui donnons.
    L'étau se ressert pour la horde.
  • cecile-tte

    Lecteur du dimanche

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    #27 12 Juin 2015 21:18:25

    Dans ma PAL! J'espère que j'aimerais... :D
  • Morighane

    Espoir de la lecture

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    #28 13 Juin 2015 21:40:22

    J'espère pour toi Cecile, parce que franchement ce serait bête de passer à coter. Se livre est tellement ... poétique.
  • Livrepoche.fr (Nicolas)

    Dévaliseur de librairies

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    #29 11 Octobre 2015 17:49:42

    Lu il y a quelques temps déjà, il est, pour moi, devenu l'étalon avec lequel je compare les autres ! Et pourtant, il est assez incomparable. Original, complet, la lecture n'est pas la plus évidente, mais tellement valorisante !
    Si beaucoup parle de la fin (moi aussi je la voyais venir) il n'en reste pas moins que j'y ai trouvé une poésie magnifique et puissante, à la hauteur de ce roman magistral !

    Quand je compare avec d'autres lectures, Alain Damasio fait montre de beaucoup de maitrise. Peut-être faut-il parfois se laisser porter par la musique des mots et non leur sens pour rentrer dans le rythme d'une histoire. J'ai accepté d'être dans une sorte de flou au début du roman sans être sûr de savoir qui parle mais je n'en ai pas moins apprécié l'aventure, au contraire même !

    À lire absolument !

    P.S. "La zone du dehors", d'un autre genre, son premier roman est métaphysique, sociologique, philosophique. Alain Damasio décrypte l’Humanité et ses comportements avec une justesse analytique très approfondie. Chronique ici Edit Sia : il est interdit de poster des liens vers vos chroniques de blogs dans les sections Discutons par genre. Un topic de publicité existe déjà dans "Blogs : publications et entraide".

    Dernière modification par Livrepoche.fr (11 Octobre 2015 17:49:53)

  • prettyrosemary

    A la découverte des livres

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    #30 11 Juin 2016 17:54:48

    Il m'attend sagement dans la PAL, mais, comment dire... S'il me fait très envie, les chroniques que j'ai pu lire ça et là me font surtout hyper peur. Ceci dit, je cherche des modes de narration alternatifs en ce moment, quelque chose me dit qu'avec La Horde du contrevent je serai servie. x)