[Morpurgo, Michael] Le Mystère de Lucy Lost

 
    • Sia

      Super-Livraddictienne

      Hors ligne

      #1 08 Mai 2015 13:14:38

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      Le Mystère de Lucy Lost.
      Roman historique
      Thèmes : seconde guerre mondiale, torpillage du Lusitania, amnésie, xénophobie.
      BBM



      Mai 1915...
      Sur une île de l'archipel des Scilly, un pêcheur et son fils découvrent une jeune fille blessée et hagarde, à moitié morte de faim et de soif. Elle ne parvient à prononcer qu'un seul mot : Lucy. D'où vient-elle ? Est-elle une sirène ou plutôt, comme le laisse entendre la rumeur, une espionne au service des allemands ?

      De l'autre côté de l'Atlantique, le Lusitania, l'un des plus rapides et splendides paquebots de son temps, quitte le port de New-York. A son bord, la jeune Merry, accompagnée de sa mère, s'apprête à rejoindre son père blessé sur le front et hospitalisé en Angleterre...

      L'histoire tragique du Lusitania, le "Titanic anglais", torpillé par les allemands en mai 1915.


      Michael Morpurgo m'avait beaucoup marquée avec Soldat Peaceful ; je ne pouvais pas faire l'impasse avec l'histoire de Lucy Lost, et je n'ai pas été déçue.

      L'histoire alterne deux époques : d'une part, le présent, dans lequel une fillette amnésique et à demi-morte est retrouvée aux îles Scilly, et nommée Lucy, vu que c'est le seul mot qu'elle a prononcé ; d'autre part, les mois précédents où Merry, jeune new-yorkaise embarque à bord du Lusitania pour retrouver son père.

      L'alternance permet de faire monter la tension : d'un côté, on voit l'étrangère, de l'autre, on sent venir la catastrophe...
      Rapidement, on comprend donc que

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      Lucy = Merry

      mais ce n'est pas bien dramatique, car l'intérêt du roman se situe ailleurs que dans la quête d'identité. Lucy est amnésique et doit totalement se reconstruire. Comme elle ne parle pas, les insulaires imaginent tout et n'importe quoi à son sujet (et surtout n'importe quoi). Ainsi, la gamine a été trouvée avec une couverture estampillée

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      Wilhelm, soit Guillaume en allemand, soit le nom du Kaiser

      et, plus tard, on retrouve sur l'île où elle était une gourde

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      fabriquée à Berlin

      . De là à penser que Lucy est

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      une sale Boche,

      il n'y a qu'un pas que les habitants de l'île franchissent sans se poser de question.

      Au-delà de cette histoire d'identité, c'est donc une intrigue tournant autour de la xénophobie, de l'intolérance, de l'insondable bêtise humaine mais aussi de l'amitié que présente Michael Morpurgo. Comme souvent dans ses romans jeunesse, le style et l'histoire sont, somme toute, relativement simples, mais hyper chargés en émotion et questionnements profonds : le propos n'est pas édulcoré et il ne se contente pas d'effleurer le problème.

      Le

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      happy-end

      est bien tourné et évite l'effet

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      conte de fées, en renvoyant illico le père au front, et en mentionnant les traumatismes physiques et psychologiques.



      En bref : un très bon roman sur la première guerre mondiale, qui explore un épisode assez peu connu, super bien écrit, très prenant. Une pépite !
    • Sapotille

      Insomniaque des livres

      Hors ligne

      #2 10 Mai 2015 10:21:37

      Je l'ai dans ma PAL, je le lirai en Juin ! J'espère qu'il me plaira parce que avec le résumé j'en ai de grosses attentes ....
    • Sia

      Super-Livraddictienne

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      #3 10 Mai 2015 10:49:34

      A quoi tu t'attends ?
    • Ave

      Jongleur de romans

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      #4 12 Mai 2015 23:28:50

      Je l'ai beaucoup aimé! Le rythme du récit et la manière de raconter m'ont tenu en haleine