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Pour te perdre un peu moins, Martin Diwo
Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s'aiment, se déchirent, elle s'en va. Lui s'écroule. La jeunesse et l'innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s'oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
" Pendant un temps, tout reste normal. On saute et on rebondit, on s'élance et on atterrit, pourtant la fin est proche, très proche. Lorsqu'on en prend conscience, qu'on réalise que l'on ne saute plus aussi haut qu'avant et qu'on peine à atteindre les sommets que l'on caressait du bout des doigts en se hissant sur la pointe des pieds, il est déjà trop tard. Le fil se détache, et il faudrait courir s'agripper là où on le peut, mais on ne le fait pas, et on s'élance, certain que tout va rentrer dans l'ordre. La chute n'en est que plus douloureuse. Mort d'inquiétude à l'idée de heurter le sol qui, seconde après seconde, se rapproche, on hurle, on se débat, et plein d'espoir, on attrape le fil encore pendu à notre coeur, mais ce fil, ah ! ce fil, il n'est plus relié à rien. "
Je le sentais et je ne me suis pas trompée: :heart::heart::heart::heart::heart::heart::heart::heart::heart::heart::heart:
Ce premier roman m'a transporté! Je me suis complètement identifiée au personnage principal et j'ai revécu avec lui des joies et des peines de la première histoire d'amour et la première rupture qui vous marque vraiment. Certes le sujet n'est pas joyeux et pourtant ce livre n'est pas du tout larmoyant. Je ne compte pas les fois où je me suis dit "mais j'ai vécu ça moi aussi!" ou "je pense et ressens la même chose!".
Je ne résiste pas au plaisir de recopier quelques passages:
"On aime comme on n'a jamais aimé, on aime comme on ne pensait pas en être capable, et puis, comme tout le monde, un beau jour, on souffre de la maladie la plus douloureuse, du syndrome le plus terrible, du traumatisme le plus violent qui soit, de ce qu'il existe de plus pénible sur Terre. Oui, un jour, on a le cœur brisé."
"Alors quoi? Tu vas me dire que c'était un tissu de mensonges, tous ses "Je t'aime plus que les mots ne sauraient l'exprimer", "Tu es l'homme de ma vie" (...) Merde! On ne dit pas des choses pareilles si on ne les pense pas!
- Mais elle les pensait. Sur le moment, Elle y croyait, maintenant Elle n'y croit plus, voilà tout. C'est aussi simple que ça.
- Parce qu'on peut arrêter de penser ces choses-là du jour au lendemain peut être?
- On peut choisir d'arrêter de les penser, oui. Tu sais, l'amour, c'est une lutte, un combat, mais surtout, c'est un choix. Elle, Elle a choisi de ne pas lutter, de ne pas se battre et, qui plus est, d'arrêter de t'aimer."
"- Ouvre les yeux, merde! Pour toi, Elle était une ville, un pays, un monde, tu n'étais qu'une rue, un étage, un appartement, une chambre. Elle était une langue, une culture, tu n'étais que des mots, des adjectifs et un prénom. Elle était LA femme. Tu étais UN homme."
"- De toute façon ce n'est pas une autobiographie, tu sais. C'est un roman. Enfin un roman... c'est un cri.
- Un cri?
- Deux, même. Un cri d'amour et un cri de détresse. Ou un double meurtre si tu préfères, le sien, le mien."