Histoires de pouvoir

Synopsis

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TRES BON

Suite et fin du cycle entamé avec L'herbe du diable et la petite fumée, Voir et Voyage à Ixtlan, c'est le retour de l'extraordinaire sorcier don Juanet l'initiation définitive du sorcier.
Sur une place publique de la ville de mexico, un homme agonise sous les yeux de castaneda et de don juan ; sur une autre place, le présage attendu par le disciple se présente sous les traits d'une belle jeune femme, à la tombée de la nuit. Parcs urbains encombrés de passants et de badauds, marché, restaurant, compagnie d'aviation, tels sont les cadres choisis par le " maître ", habillé en citadin, pour libérer progressivement son disciple des contraintes de la raison et pour lui faire assumer pleinement sa condition de " guerrier ".
confronté à des expériences inexplicables mais convaincantes, castaneda franchit les étapes qui séparent le " guerrier " de " l'homme de connaissance ". A la fin du récit, quand don juan dévoile l'explication des sorciers, en analysant les principales expériences que l'auteur avait vécues dans les précédents ouvrages ; l'apprenti deviendra sorcier lui-même, dans un dénouement terrifiant et surprenant. Castaneda déploie les ailes de sa perception et franchit les portes de l'inconnu, pour lequel il n'y a plus d'explication.Car malgré tous les éclaircissements, les actions merveilleuses des sorciers ne seront pour le lecteur que des histoires, des " histoires de pouvoir ".occidental fasse jusqu'au bout, dans la rigueur et la bonne foi, l'épreuve d'abandonner les normes de sa culture pour passer cette ligne dont on ne revient pas, ou pas le même homme. Carlos Castaneda a vécu cette ... Lire la suite Ecrire un avis Ajouter à ma liste de souhaitsEnvoyer à un amiPartager ce livre DescriptifFiche détailléeIl est exceptionnel qu'un occidental fasse jusqu'au bout, dans la rigueur et la bonne foi, l'épreuve d'abandonner les normes de sa culture pour passer cette ligne dont on ne revient pas, ou pas le même homme. Carlos Castaneda a vécu cette ascèse.
Jeune ethnologue de l'Université de Californie décidé à consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du Mexique, il est tombé, voilà dix ans, sur un vieux sorcier yaqui, qui renverse la question et entreprend de faire comprendre à ce jeune homme le pourquoi de sa curiosité.
C'est le début d'une longue initiation destinée à faire de l'apprenti un " homme de connaissance ". Au bout de quatre ans, Carlos Castaneda prend peur et interrompt l'expérience.
De ce dialogue intense, il a tiré un premier livre, L'herbe du diable et la petite fumée (Le Soleil noir, 1972).
Puis, persuadé de l'importance décisive pour lui de l'enseignement de Don Juan, il retourne à lui.
Ce livre est le second moment de la rencontre.
L'usage que fait le chaman des plantes psychotropiques (peyotl, datura, champignons) est ici très secondaire : elles ne font que favoriser la perception d' " états de réalité non ordinaire ", diminuer les résistances à la pénétration d'une réalité transcendantale où l'homme, enfin " au complet ", trouve " la juste manière de vivre " ; elles permettent de " voir " ; " Voir ", quoi ? Don Juan n'est ni un prêtre, ni un médecin, et beaucoup plus qu'un sorcier. Il est le merveilleux manipulateur de la totale réalité du monde, l'humble guide vers " le chemin qui a du coeur ", le détenteur d'une forme de connaissance qui permet aux Indiens d'apprendre qu'avant d'être des Indiens, ils sont surtout des hommes

Titre original : Tales of power

1 édition pour ce livre

1975 Editions Gallimard (Témoins)

Française Langue française | 278 pages

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