#235 15 Avril 2016 10:01:55
Pour les dissections, je crois que la directive concernait le collège, je ne sais pas ce qu'il en est au lycée ; dans tous les cas il existe effectivement depuis plusieurs années des alternatives notamment par exemple des logiciels permettant de simuler celle-ci. Mais certains pensent que ça ne vaut pas le "vivant". Je propose une dissection d'être humain pour mettre tout le monde d'accord (humoir noir matinal, désolée...).
@Nathalie : il y a une bonne quinzaine d'années (outch ! :goutte:) j'ai commencé à m'intéresser à la protection animale dans son sens le plus commun/banal, à savoir les chats, les chiens (les NAC aussi mais c'était encore nouveau et les gens étaient moins sensibilisés à leur sort) ; j'agissais en adoptant et en parlant adoption et stérilisation autour de moi, en signant des pétitions... Je me suis inscrite sur un forum (Rescue, très dynamique à l'époque, en plein ébullition) et j'ai commencé à discuter avec certains vg (clairement les illuminés du forum à l'époque tellement ils étaient peu nombreux) ; j'ai alors pris conscience du spécisme et assez rapidement m'est apparu comme une évidence que j'étais incohérente à sauver certains animaux et à manger d'autres, souvent sous prétexte de mon propre conditionnement ou de "délit de facies" si je puis dire, et que cette incohérence me dérangeait de plus en plus profondément. Je n'ai jamais mangé de fois gras, de terrine, de poisson avec la tête, de petit lapin mignon tout plein ou de cheval sans réaliser qu'en fait je refusais tout ce qui pouvait me rappeler l'animal et donc la vie. A cette même époque, en novembre 2006, j'ai adopté une chatte, qui avait passé toute sa vie en refuge (elle avait 13 ans). 15 jours après son arrivée ici elle est décédée. Je ne sais pas pourquoi mais ça a été un déclic, elle est devenue mon symbole et devant sa petite tombe j'ai décidé qu'il étai temps. Le lendemain j'étais végétarienne : ni viande, ni poisson et petit à petit j'ai viré le reste (gélatine, cochenille, présure, lactosérum...) le temps de comprendre ce qui se cachait derrière ces termes. Le végétalisme m'apparaissait comme la suite logique mais "pour plus tard", j'avais surtout peur de m'affirmer (quand j'annonçais que j'étais vgR, les gens étaient direct soulagés de savoir que je n'étais pas vgL au moins... je n'osais rien dire, je voulais qu'on m'aime :sifflote:) et de renoncer à certains trucs.
10 ans après je commence à ressentir à nouveau ce sentiment d'incohérence entre mon implication et mes actes, cette fois entre vgR et vgL, l'impression de ne pas aller au bout de mes propres convictions par "peur de" (tout étant dans le "peur de" différent pour chacun je pense).