[Zola, Emile] Les Rougon Macquart - Saga

 
  • Epo9

    Néophyte de la lecture

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    #161 15 Novembre 2019 19:47:28

    J'attaque Le ventre de Paris, mon quatrième Rougon !! :) Pour le moment ça me plaît, beaucoup de similitudes avec Au Bonheur des Dames (le fonctionnement de ces deux grosses machines de consommation, les descriptions architecturales et sensorielles des produits, le protagoniste qui débarque à Paris... )
  • Rascar Capac

    Néophyte de la lecture

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    #162 18 Décembre 2019 17:48:35

    J'ai beaucoup aimé Le ventre moi aussi ! Je l'ai lu deux fois.
    Les descriptions des Halles, de Paris, du petit commerce de l'époque, les jalouseries / mesquineries entre la belle Lisa et la belle Normande ...

    Pour ma part je commence L'assommoir, je l'ai déjà lu aussi mais j'ai hâte de retrouver Gervaise et les autres :)

    Dernière modification par Rascar Capac (18 Décembre 2019 17:49:12)

  • Errant

    Commis de lecture

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    #163 10 Février 2020 14:09:09

    J'ai fini "Nana", lecture dont j'attendais beaucoup... Je n'ai été que partiellement comblé, et voici pourquoi.

    Cette Nana est exactement le type de femmes que je déteste: fausse, rapace, manipulatrice, égocentrique au cube, masochiste dans l'épisode avec Fontan, pute avouée et sans vergogne tout au long du livre. On est loin des crises d'amour du tome précédent....Difficile d'imaginer que tant d'hommes puissent succomber à une telle greluche, mais enfin, la nature humaine est toujours surprenante...

    Reste que ce livre m'a plu, même si je n'ai sympathisé avec aucun personnage. Curieusement, la réception que donne Nana vers le début m'a fait penser à celle de Gervaise dans “l'Assommoir”; Dans ce dernier cas, les invités étaient reliés à celle-ci et leur présence avait une signification tandis que lorsque Nana reçoit tout un chacun y est sans aucune pertinence ni intérêt réel. La fatuité de la bourgeoisie peut-être..

    Finalement, personne n'est vraiment, un tant soit peu, profond ou intelligent dans ce roman. Les hommes sont présentés comme plus ou moins débiles lorsqu'une possible “conquête”, quelqu'en soit le prix, se pointe à l'horizon. Quant aux femmes, moins bien décrites en passant, on ne leur prête que des émotions au premier degré, sans grandes perspectives. Reste que l'écriture racoleuse est au rendez-vous, que certains passages, notamment celui au champs de courses, sont tellement vivants et que, somme toute, ce portrait d'une impénitente noceuse frappe l'imagination et confirme, à nouveau, le talent incontestable de l'auteur.