Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

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BON

L'objet réel de ce texte est de montrer que la question qu'il pose, en dernière instance, n'a pas de sens. C'est que la poser est implicitement se ranger dans la descendance de Fontenelle et des hommes du siècle des Lumières, confrontant les dits avec les faits. Mais, précisément, cette question-là n'a pas de sens pour un ancien ; et, comme l'a montré Foucault, la vérité elle-même est historique. Autrement dit, l'idée de vérité a évolué. Paul Veyne compare volontiers la vérité d'un moment à un récipient ou, plus abstraitement, à un programme : c'est dans le cadre du programme que la question : est-ce vrai ? est- ce faux ? se pose. Quant au récipient-programme, il est lui- même le fait d'une création. Enfin, il ne serait pas juste de penser qu'en un même moment, tous ont le même programme de vérité, voire que chez un même sujet n'est mis en oeuvre qu'un programme (on peut ne pas croire au fantôme et néanmoins en avoir horriblement peur). Telle est l'arête intellectuelle de ce livre, donnée par approches successives au long d'une investigation sur les textes les plus divers : d'Aristote et Pausanias à Cicéron et Eusèbe.

3 éditions pour ce livre

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2014 Editions Points (Essais)

Française Langue française | 168 pages

1992 Editions Points (Essais)

Française Langue française | 169 pages | Sortie : 2 Avril 1992

1983 Editions Seuil

Française Langue française | 162 pages | ISBN : 2020159538

1 chronique de blogueurs

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1 commentaire

  • Dysto Le 02 Février 2016 à 09:31
    Thème intéressant dont Paul Veyne utilise pour élargir le sujet à la/les " vérité(s) ". C'est une bonne chose d'aller plus loin mais parfois j'avais l'impression d'être un peu perdu et puis j'ai un peu détaché du texte à certains moments...

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