Le Pêcheur d'hommes

de Evgueni Zamiatine (1990)

Synopsis

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Des paysans, ouvriers, petits fonctionnaires envers lesquels – ironie du sort ou cruauté des hommes – la vie ne s’est pas montrée tendre. Ces humiliés et ces offensés dont Evguéni Zamiatine nous conte les histoires, ce pourraient être les héros des récits de Gogol ou de Dostoïevski. C’est la même ironie, la même fièvre. C’est la même compassion. Et la même inventivité, le même don pour nous proposer sans cesse de nouvelles perspectives, des métaphores inédites, bousculer ainsi nos idées préconçues et forcer un regard neuf.

Somme toute, le terrain est connu. Si la surprise est de toutes les pages, on ne se sent presque pas dépaysé à la lecture des dix nouvelles rassemblés dans "Le Pêcheur d’hommes". Pourtant, au fil de ces dix textes écrits entre 1918 et 1935, Pétersbourg se métamorphose en Leningrad, et la Russie devient l’URSS. Le pouvoir change de mains. Les délits politiques changent de nature, mais la répression, qu’Evguéni Zamiatine évoque avec une franchise étonnante, ne change pas de visage. Et les petits et les sans-grade restent petits et sans-grade. Au fil de ces dix nouvelles, un monde bascule… Mais on dirait que rien ne change.

Titre original : Lovets cheloveka (1921)

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1990 Editions Rivages

Française Langue française | Traduit par Bernard Kreise | 155 pages

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1 commentaire

  • Dysto Le 27 Juillet 2014 à 21:05
    Un recueil de nouvelles plutôt sympathique, les nouvelles ont des thèmes différents mais certaines sont tout de même assez compliqué à comprendre je trouve.

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