Le nécrophile suivi de Necropolis

Synopsis

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BON

En 1972, à la Bibliothèque noire de Régine Deforges, Le Nécrophile paraissait dans la presque totale indifférence. Seuls quelques journalistes remarquèrent l'incroyable, l'élégant et le très immoral objet littéraire qui venait de surgir. Un homme exhume des cadavres fraîchement mis en terre, et les aime physiquement, moralement, spirituellement, jusqu'à ce que leur état de décomposition trop avancé fasse qu'il ne puisse plus les garder. Rien ne nous est épargné dans ses amours qui entre toutes les anomalies humaines sont celles sans doute suscitant la plus grande horreur. "La nécrophilie n'est ni tolérée des gouvernements ni approuvée des jeunesses contestataires." Le vivant résiste au mort tant qu'il peut, il ne s'accouple point à lui. Gabrielle Wittkop nous entraîne au contraire dans cet infernal ballet amoureux, nous projette contre la peau satinée des morts parmi les effluves de fleurs fanées, de bombyx, de cierge et d'encens. Il y a comme une prière, une quête de pureté dans cette descente aux enfers. La mort fascine le vif. Le nécrophile la poursuit en chancelant, dévoré intérieurement par sa passion jusqu'à ce que la déraison l'emporte.

1 édition pour ce livre

1998 Editions La Musardine

Française Langue française | 112 pages

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1 commentaire

  • Autantenemporteleslivres Le 21 Juillet 2020 à 11:52
    Un roman extrêmement dérangeant par son sujet morbide, mais qui pourtant aborde une pathologie tabou qui existe vraiment. C'est en ce sens que j'ai pu apprécier ce roman qui soulève maintes fois le cœur. La plume de Gabrielle Wittkop est sublime, d'une finesse et d'une poésie comme on en voit rarement chez les auteurs contemporains, qui arrive surtout à nous rendre l'horreur presque beau.

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