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Un Palais d’Epines et de Roses de Sarah J. Maas

Titre : Un Palais d’Epines et de Roses
Auteure : Sarah J. Maas
Editeur : La Martinière J.

Chronique :

Feyre est la cadette d’une fratrie, même si ses soeurs Nesta et Elain sont les aînées, c’est elle la plus vaillante, la plus courageuse des trois. Il le faut, elle n’a pas d’autre choix, elle a promis à sa mère de toujours veiller sur ses soeurs et son père, et c’est ce qu’elle fait. Un jour alors qu’elle avait aperçu une biche lors sa séance de chasse, Feyre, croisa par la même occasion un loup géant. Malgré la peur qui l’a terrassée, elle prit son courage à deux mains, et elle abattu cet énorme loup. C’était sans savoir que le loup en question n’était autre qu’un Fae, un immortel. Et que ce meurtre de sang-froid allait la conduire à de gros ennuis.

Ce roman est une réécriture du conte « La Belle et la Bête » ? Vraiment ? En lisant ce livre je suis entré dans un tout autre univers et qui n’est en rien comparable avec ce conte auquel on dit qu’il s’inspire. L’histoire est tellement différente, que je n’ai même pas soupçonné une seconde que c’était tiré de là, bien que j’en ai vaguement entendu parler à la sortie du livre, mais vu que je ne l’ai lu que maintenant je n’en avais plus trop le souvenir de ce détail.

Ce qui est sûr, concernant ce roman, c’est que j’ai adoré découvrir ce nouvel univers dans lequel m’a emmené Sarah J. Maas, l’histoire qu’elle nous propose est très originale. Je suis même en train de me demander si je ne préfère pas cette version plutôt que la version originale, que l’on connaît déjà par coeur de la Belle et la Bête. Et la réponse est « Oui » sans hésitation. L’ambiance est calme, on avance pas à pas dans le récit, sans aucune précipitation ce qui permet à l’auteure de prendre bien soin de nous faire explorer tout en détails l’environnement, les personnages, les émotions ressenties etc … Cet ensemble permet une plus grande immersion dans cet univers que je trouve sublime.

À côté de ça, au niveau de l’intrigue on devine un peu qu’elle est l’enjeu majeur qui va en ressortir même si on doute tout au long jusqu’au moment où il y a confirmation de cette supposition. Il en va de même pour la réponse à l’énigme, auquel Feyre sera confrontée, que je trouve tellement évidente.

Du côté des personnages, leurs évolutions au fil des pages sont justes « Waouh ». Chaque personnage est important et semble être à leur place, pour vous dire que même certains méchants ont les aimerait presque, ça pourrait en étonner plus d’un(e) mais c’est la pure vérité, enfin je dis ça surtout pour un personnage en particulier qui semble bien mystérieux mais qui finit par nous surprendre.

En plus de cela nous avons droit à une jolie fin qui conclut parfaitement les péripéties auxquelles nos protagonistes ont dû faire face durant toute la durée du récit. Ce seul tome pourrait se suffire à lui-même, mais l’auteure en a décidé autrement et c’est tout à notre plaisir et j’en trépigne déjà d’impatience car je me demande comment va évoluer l’histoire, quels seront les obstacles, les épreuves que vont devoir de nouveau affronter Feyre, Tamlin et Lucien. Que de questions qui resteront sans réponses jusqu’à la sortie du prochain tome … Quel supplice !

En bref, une réécriture du conte « La Belle et la Bête » superbement réussi tant bien même qu’elle vous emportera dans un tout autre univers que celui qu’on connaît. Tout cela pour vous dire que ce livre est une belle découverte et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et que je vous encourage à le découvrir également si cela n’est pas déjà fait ou si vous hésitiez encore à vous lancer.


Ce Que Murmure La Mer de Claire Carabas

La petite sirène, bien que n’étant pas le conte le plus connu d’entre tous, exerce une fascination sur bon nombre d’entre nous car l’histoire est peuplée de créatures merveilleuses, mi-homme mi-poissons, telles que nous avons tous espéré en croiser au détour d’une rivière ou face au vaste océan. Réinventer le conte d’Andersen est un challenge de taille.

L’exercice de la réécriture, quand il colle trop au récit d’origine, peut se révéler parfaitement vain. Mais ce n’est pas le cas ici. Non seulement l’œuvre de Claire Carabas propose une histoire à la fois distrayante, intrigante et peuplée de créatures enchanteresses tout autant que l’original, mais en plus il parvient à apporter un nouvel éclairage à ce conte, si connu et pourtant trop souvent édulcoré, ou à l’inverse purement tragique lors de ses retranscriptions.

Je doutais du résultat final, mais force est de reconnaître que la noirceur du conte originel est respectée, déplacée mais transfigurée d’une façon audacieuse et jubilatoire. Galathée est si touchante, si entière, si passionnée !

Galathée, c’est donc la jeune sirène vivant dans de somptueux fonds marins, avec ses sœurs et son père ; celle qui se met à rêver du monde des hommes. La surface l’attire comme un insecte prêt à se brûler les ailes sur une trop forte lumière. S’approcher de cet univers lui est interdit, mais comme tous les jeunes individus, elle ne peut apprendre sans expérimenter l’odeur du danger par elle-même. Elle remonte haut, haut vers le ciel, jusqu’à la surface, et c’est alors qu’un bateau lui apparaît. Sur ce bateau, un jeune homme. Elle ne le sait pas encore, mais son nom est Yvon. Lui aussi la voit, de loin ; du moins il l’aperçoit, il ne sait réellement s’il a bien vu quelqu’un, ou bien s’il a rêvé. La sirène va se mettre en tête de le séduire à tout prix. Elle va le suivre, tenter de ne pas perdre sa trace. Elle est persuadée qu’ils sont faits l’un pour l’autre.

Heureusement ou malheureusement pour elle, à chacun d’évaluer la chose, de sombres créatures peuvent réaliser tous les souhaits… si la personne qui veut sceller le pacte est prête à sacrifier suffisamment. Las, quand on est amoureux, rien ne paraît plus terrifiant que la disparition de l’être aimé. Pour gagner l’affection de son jeune marin, Galathée est prête à braver toutes les souffrances, à affronter toutes les menaces.

J’ai apprécié la recherche de vocabulaire et de contexte concernant l’univers maritime, les spécificités de la vie marine, etc. Un charme indéniable se dégage des descriptions de cette vie sous la mer, de ces existences parallèles dont nous autres humains n’avons aucune connaissance.

J’ai trouvé l’ensemble de l’histoire un peu superflue, dans le sens où elle suit exactement l’histoire préexistante. Alors certes, elle lui apporte du dynamisme en alternant le point de vue de chaque amoureux, elle ajoute des détails, elle opère de légères variantes. Mes réécritures favorites sont celles qui vont loin dans la transformation du conte, qui le défont pièce par pièce, pour créer quelque chose de totalement différent, avec seulement des points de similarité à intervalles régulières, comme c’est le cas dans toutes les Chroniques lunaires de Marissa Meyer. L’inventivité doit être le maître-mot à mes yeux pour vraiment enchanter le lecteur. De ce point de vue-là, j’ai été énormément frustrée au cours de ma lecture. Même si la plume de l’auteur est sans aucun doute de qualité !

Cependant, deux passages m’ont complètement séduite par leur violence, leur noirceur et leur audace. L’une des deux survient lors de l’entrevue avec la sorcière des mers. Cela ressemble un peu plus à ce qui se passerait vraiment si on pactisait avec le diable… ou avec une sorcière mal intentionnée… La brutalité psychologique de voir son corps changer est très bien traitée.

La thématique du langage est aussi très présente, et explorée de diverses manières. (dommage que le langage des signes n’ait pas été davantage utilisé, son utilisation est amorcée puis totalement laissée de côté)

En ce qui concerne la seconde scène, je ne peux la dévoiler pour ne rien gâcher des surprises cachées dans le roman, mais ça en vaut la peine ! Cette fameuse scène s’est imprimée dans mon imaginaire et répond assez bien à ce que j’ avais pu échafauder étant enfant après lecture du conte, et visionnages d’un long métrage reprenant le conte -mais en étant fidèle, et qui était une vraie épreuve à regarder, à vrai dire.

Dans l’ensemble, malgré tout, cette réécriture constitue un bel hommage à l’œuvre d’Andersen. En restant globalement plutôt identique, elle apporte des petites touches de réinterprétations qui éclairent l’histoire sous un angle différent. Pour les amoureux du conte original, c’est un sympathique voyage dans les sphères sous-marines !


Heartless de Marissa Meyer

Etre sans cœur… Ne pas avoir de cœur… Ce sont les reproches  récurrents qui vont être adressés par les lecteurs du monde entier en découvrant le personnage de la Reine du Pays des Merveilles. C’est un jugement tristement ironique envers celle que l’on nomme Queen of hearts (*la reine de cœur en français).
D’où lui vient sa dureté, sa cruauté, son caractère irascible ? La reine a –t-elle toujours été ainsi ? Quels vilains tours la vie a-t-elle bien pu lui jouer pour qu’elle devienne cette souveraine, célèbre pour la peur qu’elle inspire à ses sujets ?

Ce sont autant de questions auxquelles Marissa Meyer tente de répondre dans sa nouvelle œuvre de fiction, réinventant avec brio l’univers de Lewis Carroll. Dans cette préquelle aux aventures d’Alice, on découvre le quotidien d’une jeune femme qui projette, comme tant d’autres jeunes personnes volontaires, d’accomplir des projets que ses parents ne soutiennent pas. La reine lorsqu’elle était jeune femme n’est autre que Cath, ou plutôt Lady Pinkerton. Catherine, dont le grand malheur est d’être fille de marquis. A cause de son statut, elle subit une pression bien plus importante que les autres filles de son âge. Bien plus importante qu’elle ne l’aurait voulu.
Cath est pleine d’énergie, de joie de vivre. Elle a la tête qui fourmille de rêves et de projets. En effet, elle est mue par une saine ambition : celle d’ouvrir sa propre pâtisserie. Car elle a un don : elle réalise de merveilleux gâteaux, qui sont connus pour être les meilleurs du royaume. Ses créations sont toutes délicieuses, qu’il s’agisse de scones, de tartes au citron, de gâteau à la citrouille… Les descriptions de ses prouesses culinaires ont de quoi faire saliver.

Mais les obstacles ne vont pas tarder à surgir au sein de sa destinée : au début du récit, Cath va très vite comprendre que le roi lui-même a jeté son dévolu sur elle, ce qui constitue à ses yeux un fardeau des plus déplaisants. Cath n’a aucun désir de devenir reine, même si sa mère est à l’opposé totalement exaltée par cette perspective. Du point de vue de ses parents, on ne peut rêver meilleur parti que le roi, bien évidemment ; ni meilleur avenir. En acceptant ce rôle, leur fille serait mise en sécurité financère jusqu’à la fin de ses jours. Son avenir serait assuré, et de la plus efficace des façons.
Mais comment peut-on refuser sa main à un roi ?
Cette question va devenir la problématique de la vie de la jeune femme, totalement perdue dans des enjeux politiques dont elle n’a cure et désespérée de se voir réduite au rang de bel objet, ardemment convoité par un puissant.

En plus de contrarier ses désirs professionnels (car une reine ne veut décemment pas être pâtissière !), la perspective de s’unir au roi va lui devenir d’autant plus insupportable que son cœur va vibrer pour un jeune homme dont elle va faire la connaissance lors d’une fête donnée au château …
Pour faire court, j’ai adoré ce roman. Il a été un voyage magique et délicieux à mes yeux.
Cath est exceptionnelle, son personnage est d’une intensité rare pour une héroïne de roman. Le conflit qui prend place dans sa vie la confronte à un vrai choix cornélien. Et dans son malheur, Cath va se débattre avec force et dignité. J’ai aussi adoré Jest, si patient et dévoué. Je crois que c’est la première fois qu’une romance ne m’énerve absolument pas !
Marissa Meyer s’illustre dans son désormais célèbre sens du spectacle : par exemple, on croirait réellement voir le Jabberwock devant soi, tant elle le décrit avec talent. Le dernier tiers du livre est tout simplement excellent : on a le sentiment qu’un nouveau conte est créé, l’enchaînement des scènes est juste majestueux.

Pudding and pie, he was going to die. Le passage dans le labyrinthe est un vrai régal de mystère et de frayeur, la malédiction qui se resserre autour des personnages est fascinante et terrifiante. La violence des évènements malmène le lecteur de façon étrangement inattendue, puisque pourtant on devrait se répéter que la fin est depuis le début toute tracée ! Lady Pinkerton, nouveau personnage tragique, va être tant suppliciée dans son âme qu’elle en sera métamorphosée.
Et chaque lecteur sera également stupéfait de voir le puzzle se faire, se défaire, se remettre en place pour tisser le canevas funeste de la vie de la Reine de Cœur. Enjoy.


La femme de tes rêves d’Antonio Sarabia

« Journaliste sportif au Sol de Hoy, Hilario Godínez a des relations ambiguës avec le monde de sa petite ville de la province mexicaine. Une inconnue lui écrit des lettres d’amour depuis dix ans, il n’a aucune idée de son identité. Lui qui rêvait d’être écrivain et dont la carrière littéraire semble définitivement compromise conquiert des admirations encombrantes chez les tueurs du cartel local grâce à ses chroniques de foot.

Le jour où on retrouve dans un dépotoir le corps du brillant footballeur Torito Medina – enfin, une partie du corps –, tout dérape. Il se retrouve en première ligne et se lance dans la résolution de l’énigme. Au passage il drague la jolie chroniqueuse mondaine de bonne famille qui lui révèle tout un univers de plasticiens et de galeristes.

Son admirateur musclé le met en garde mais il s’obstine dans sa recherche du salaud qui s’amuse à semer les cadavres incomplets dans la ville effrayée. »

L’intrigue était prometteuse, le sujet -l’enquête d’un journaliste sur ces trois meurtres sur fond de narcotrafic- intéressant. Pourtant, dès les premiers chapitres, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. La narration m’a un peu surprise, les innombrables apostrophes au personnage principal (plusieurs répétions de « Hilario Godinez » par page) m’ont un peu déconcertée.

Le roman est court (175 pages) et se lit vite. L’écriture est fluide et le rythme rapide. J’ai d’ailleurs regretté la brièveté de l’histoire. A peine installée dans le récit, j’ai eu l’impression que l’histoire filait sans réellement entrer dans des sujets de fond.

Le narcotrafic ou les enlèvements sont traités en filigrane. Le dévoilement du meurtrier est un peu bâclé (quelques pages à peine lui sont consacrées) et le motif des meurtres- assez déroutant- m’a vraiment déçu. J’aurais souhaité que « la relation » entre le journaliste et Toni, le narcotrafiquant, soit plus approfondie.

Seule la relation d’amour d’Hilario et de l’une de ses prétendantes connait une vraie fin, bien que l’identité de l’une de ses aspirantes demeure toujours aussi floue, une fois la lecture achevée.

Ce roman m’a vraiment surprise, ma lecture fut plaisante mais surtout surprenante. J’ai eu l’impression de rester sur ma faim, de connaître à peine les personnages pour les voir s’échapper. Dommage..


Everything Everything de Nicola Yoon

Hey, aujourd’hui, je vous retrouve pour ma première chronique sur mon blog qui sera sur le livre « Everything Everything » de Nicola Yoon.

Petites Infos:

Editions: Bayard Jeunesse

Pages: 361

Prix: 16,80

Date de parution: 6 avril 2016

Le résumé:

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

« Il m’arrive de relire mes romans préférés en partant de la fin. Je commence par le dernier chapitre, et je lis à rebours jusqu’au premier.
Quand on lit de cette manière, les personnages vont de l’espoir vers le désespoir, de la connaissance de soi vers le doute. Dans les histoires d’amour, les couples sont d’abord amants, avant de devenir des étrangers. Les récits d’initiation se transforment en récits d’égarement. Des personnages reviennent même à la vie.
Si ma vie était un roman qu’on lisait à l’envers, rien ne changerait. Aujourd’hui est pareil à hier, demain sera pareil à aujourd’hui. Dans Le Livre de Maddy, tous les chapitres se ressembleraient. «

Mon Avis:

Ce livre est un véritable coup de coeur pour moi. C’est une petite pépite pour la littérature Young Adulte.

Les personnages principaux, Maddy (Madeline) et Olly, sont tellement attachants et uniques. Maddy est une jeune fille en recherche d’aventure et de voir d’autres mondes, je l’ai adoré, sa petite pointe d’humour est tellement mignonne. Olly, lui, cherche à s’échapper de son père violent.

La fin m’a un peu surprise car à la dernière page, je ne pensais pas que l’histoire allait se finir comme ça.

J’ai hâte de lire l’autre roman de cette auteure qui est « The Sun Is Also A Star » car j’adore la plume de Nicola Yoon.

J’aimerais également voir l’adaptation cinématographique pour voir comment le réalisateur a représenté la vie de Maddy et d’Olly ainsi que les décors.

Ce livre est fait pour vous si vous aimez les histoires d’amour, du suspens, la maladie, les secrets, etc.

Je vous le conseille à 1000%

Note: 5/5

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