Le Blog de Livraddict

 

Compte-rendu du Book-club du mois de mai 2013 : Le Horla de Guy de Maupassant

Posté le 6 juin 2013 dans Le Book Club

Le HorlaL’avis Général :

D’abord, il faut noter que le Horla a bénéficié de 2 versions écrites par Maupassant et pour la plupart des participants la meilleure est celle en forme de journal qu’ils ont estimé plus poussée dans le thème de la folie.
Ce court texte a suscité beaucoup d’intérêt car il permet de comprendre l’évolution de la recherche scientifique sur la folie et surtout comment est née cette occupation pour ce thème à l’époque de Maupassant. Chacun a apprécié le choix du format court et même surpris de la qualité de la construction qui n’aurait mérité aucune ligne de plus, selon eux. Quant au sentiment que suscite la nouvelle, les book’clubers n’ont pas tous été unanimes certains ont été emportés par cette ambiance toute en tension, d’autres sont restés sur une impression en demi-teinte expliquant que, pour eux, il manquait quelque chose pour rendre ce récit encore plus intense. L’utilisation du fantastique a été appréciée et même étonnée certains lecteurs, d’autres estiment le schéma trop classique pour les avoir totalement convaincu.

L’intrigue :

La globalité des avis tende à affirmer que le journal est la version la plus aboutie. On s’accorde à dire que cette nouvelle est une bonne découverte même si certains relèvent un manque de frisson et de sentiment de menace. Les différentes interprétations que soulève l’intrigue ont plu : rester dans le flou quant à la santé mentale du narrateur laisse songeur le lecteur ! « Est-il fou ou est-ce la réalité ? » est la question que l’on se pose après avoir fini ce récit. Tous les lecteurs ont adhéré à la chute qu’ils trouvent parfaite pour ce court récit.
Certains ont regretté que le titre ne soit pas plus explicité et le thème de la folie plus poussée. Cependant, tout le monde admire la maitrise de Maupassant quant au développement de l’intrigue dans un formant aussi bref !

Le narrateur :

Le narrateur a suscité quelques interrogations ! La majorité des participants l’ont identifié comme étant Maupassant lui-même. En effet, l’auteur a été interné en 1892 ce qui peut influer sur le fait que Maupassant s’inspire d’évènements vécus. Cependant, cette interprétation n’est pas générale. L’un des autres avis est que le choix de l’anonymat permet de généraliser, tout simplement, la folie humaine. Et l’autre avis était l’indifférence : l’importance est de savoir que le narrateur est un bourgeois aisé, de connaitre où il vit et étaient inintéressés par l’ajout d’informations supplémentaires, l’essentiel étant là.

Les lecteurs ont été sensibles à la clairvoyance de l’écrivain mais aussi aux prémices de la psychologie et de l’intérêt pour les explications scientifiques.

Style et écriture :

L’Ecriture a « enchanté » les book’clubers. Le style a été perçu comme assez contemporain grâce au talent de Maupassant à trouver le mot juste, à avoir le sens de la phrase et aller droit au but ce qui le rend précis et, par conséquent, très moderne
La forme du journal permet au récit d’être plus intimiste. On voit les choses selon le point de vue du personnage. On entre dans sa tête et on suit l’évolution progressive du narrateur vers la folie. Cela permet aussi une montée de la tension. Il a été mis en avant l’adresse de Maupassant pour faire douter le lecteur tout au long de sa lecture puisqu’au final on s’interroge toujours sur la folie du narrateur : Était-il fou ou simple victime du surnaturel ? La réponse n’est à aucun moment évidente !

En Conclusion :

•    Cette nouvelle est une bonne découverte
•    L’écriture de Maupassant a été appréciée tout comme sa dextérité à écrire des nouvelles
•    Le thème de la folie est abordé d’une façon fantastique qui a étonné certains même si quelques participants regrettent ne pas avoir plus « tremblés »

 

Ecrité par : Alison Mossharty

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Les Orphelins du Royaume de Leigh Bardugo

Posté le 30 mai 2013 dans Le coin de Charlybaby

Grisha-de-Leigh-Bardugo

Quatrième de couverture :

Alina a été recrutée par l’Armée pour accompagner les Grisha, de puissants magiciens qui luttent contre le brouillard maléfique qui déchire le pays. Quand son ami d’enfance frôle la mort lors de ce raid, Alina doit affronter ses peurs et sa destinée… Le monde des Grisha est dangereux et les pièges nombreux. A qui Alina pourra-t-elle accorder sa confiance, alors que la seule personne sur laquelle elle pouvait compter n’est plus en mesure de l’aider ?

Ma lecture :

Après avoir lu les sept tomes d’Harry Potter (un vrai plaisir de lecture) et m’être farci les quatre tomes de Twilight (une vraie plaie de lecture), je sais que la littérature de la fantasy peut côtoyer le meilleur comme le pire. C’est donc plein d’appréhension que je me lance dans le tome premier de Grisha, curieusement sous-titré Les Orphelins du royaume (ce n’est pas l’information capitale du livre selon moi et je trouve donc ce titre plutôt mal choisi).
Bref, passons. De prime abord, on peut dire que je ne suis pas séduit… Les idées sont honteusement pompées sur Harry Potter : Alina est plus ou moins une sorcière – voire l’élue qui peut sauver le monde de la Ravka – elle a une cicatrice, elle refuse d’avoir la robe (ici un kefta) noire et préfère la bleue pour fait comme les copines (ça vous rappelle pas un certain Harry avec une cicatrice au front qui contredit un certain Choixpeau magique ça, non ?). Mais ce n’est pas le plus grave. Non, ce qui est plus embêtant, c’est que, pendant une bonne partie du bouquin, je ne comprends rien à ce que l’auteur me raconte. Je comprends bien qu’il y a différents corps de métiers parmi les Grisha mais je ne sais pas à quoi ils servent concrètement. Chaque corps de métier est affublé d’une couleur mais je ne parviens pas à associer la couleur avec le job en question… bref, une incompréhension totale qu’il va falloir surmonter pour poursuivre la lecture… Finalement, après coup, je me rends compte que ce n’est pas bien grave car le nombre de personnages capitaux du roman peut se compter sur les doigts d’une seule main (Alina, Mal, Genya, le Darkling et sa mère). Alina étant, bien sûr, le personnage central et dégageant à peu près autant de charisme qu’une endive au jambon mal cuite (telle Bella dans Twilight). De même que pour Bella, d’ailleurs, j’ai dû me coltiner les scènes, heureusement courtes, d’un érotisme débridé quand le Darkling dans un premier temps, puis Mal par la suite, embrassent follement, langoureusement et sauvagement ladite héroïne…

Bref, je dois avouer que je ne pense vraiment pas rentrer dans la cible destinée pour ce livre même si, je l’admets, les cinquante dernières pages m’ont paru plus digestes, plus enlevées, sans pour autant me donner l’envie de poursuivre la lecture de l’éventuel tome deux.

Enfin, un petit conseil pour les traducteurs, par pitié, évitez d’user et d’abuser du passé simple parce que les phrases du type « Nous nous levâmes et nous repliâmes la tente avant de reprendre notre chemin. Nous engageâmes la conversation… » non, c’est plus possible, c’est indigeste, c’est illisible.

Je suis malgré tout très content d’avoir participé à ce deuxième partenariat et remercie chaleureusement les éditions Castelmore ainsi que le site livraddict et sa très sérieuse team pour l’organisation de cette opération.

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Compte-rendu du Book Club du mois d’avril 2013 : Jane Eyre de Charlotte Brontë

Posté le 29 mai 2013 dans Le Book Club

9782253004356

Participants: 12
Nathalie, lolomorduedelecture, Selvegem, GRizelda, Frankie, Mad Cat, Aniouchka, Alison Mossharty, achille 49, Salsera15, Angee Ersatz, Rose

Les impressions générales

Globalement, le livre a été apprécié. (Note moyenne 8,6/10 sur 8 votes)
Quelques unes l’avaient déjà lu et le relisent régulièrement, certaines n?ont pas spécialement accroché, notamment lorsqu’elles avaient vu les films auparavant. D’autres ont appréciés que le livre parle d’amour avec passion et exaltation, ce qui n?est pas forcément le cas des livres de cette époque, tout en restant un témoin de leur quotidien. Enfin la touche de fantastique et les nombreux rebondissements ont fait adhérer pas mal d’entre nous, malgré parfois un certain manque de crédibilité.
Les adaptations les plus vues sont celles de la BBC, et de Franco Zeffirelli avec Charlotte Gainsbourg qui incarne très bien Jane Eyre pour celles qui l’ont vu, ainsi que celle de Cary Fukunaga.
L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde a donné envie à pas mal d?entre nous de se plonger dans Jane Eyre, même si au final, on la voit assez peu.

Le style

Les descriptions font partie des points forts de ce livre même si elles ont paru trop longues à certains participants. Le style a un charme désuet, réaliste, notamment car la narration est à la première personne et nous permet de comprendre et de ressentir les émotions de Jane. La traduction rend bien compte de l’ oeuvre originale et représente bien l’époque.

Les personnages

Jane Eyre est reconnue « comme une jeune femme moderne dans sa façon de voir les choses, sa fierté, son intelligence et indépendance. » Elle est par ailleurs attachante, passionnée, avec des convictions qu?elle respecte jusqu?au bout. Malgré une enfance assez glauque, elle n?est jamais larmoyante.  Enfin sa décision de partir est totalement crédible au vue de ses sentiments et de l?époque, et constitue un des moments qui définit le mieux le caractère de Jane et son coté altruiste fait partie d?elle-même.
Mr Rochester est le second personnage principal, un peu  plus mitigé dans son appréciation, notamment de part ses parts d?ombre. Le parallèle de caractère de Jane et Mr Rochester a souvent été noté notamment dans leur coté passionné et dépassant certaines conventions.

Globalement, les différents personnages secondaires ont été appréciés qu’ils soient sympathiques ou non, notamment dans leur description.
Le personnage d’Hélène fait partie des personnages importants de ce livre, notamment dans le rôle qu?elle joue dans la vie de Jane par la suite.
Saint John a été assez peu apprécié du fait qu’il tente d’imposer  son point de vue sans comprendre celui de Jane, et tout le monde s?est accordé à penser qu’elle avait pris la bonne décision. Il reste assez froid et difficile à cerner.
Le personnage de Bertha a entrainé pas mal de discussion, notamment sur son passé, et le fait que nous ne la connaissons qu’à travers les yeux de Mr Rochester. A lire pour les intéressés d’un autre point de vue : « La Prisonnière des Sargasses » de Jean Rhys.

Ecrit par : Rose

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Le moineau du sanctuaire de Ellis PETERS

Posté le 26 mai 2013 dans Le coin d'Aïdi

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Angleterre, printemps 1140.
Le pays est en pleine anarchie suite aux luttes acharnées et sanglantes pour le trône entre l’impératrice Mathilde et Etienne de Blois.
Dans ce tumulte, la paisible ville de Shrewsbury qui jouit d’une administration et d’un conseil municipal reconnus pour leur bon sens et leur équité va voir sa tranquillité mise à mal.
Alors que l’on célèbre comme il se doit les noces de Daniel Aurifaber, fils de l’orfèvre de la bourgade, avec la douce Marjorie Bèle, la soeur de celui ci fait une terrible découverte.
Leur père git le crâne en sang au coté de son coffre pillé.

Qui a-t-il pu faire cela?

Ne serait ce pas ce jeune artiste dégingandé sans le sous?
Engagé pour la soirée, l’énigmatique saxon a été froidement remercié plus tôt . Après avoir essayé de plaider vainement sa cause il a mystérieusement disparu…
Grisé par l’alcool et l’excitation il n’en faut pas plus aux convives pour crier vengeance et pourchasser l’intrus au coeur de la nuit.
Le jeune baladin affolé et acculé trouve refuge à l’abbaye de la ville.
En demandant asile, il bénéficie d’un sursis de quarante jours avant d’étre livré à la justice des hommes.
Frère Cadfaël, membre de la congrégation, au talent certain pour sonder les ressorts de l’âme humaine, ému par le frêle fuyard, entend bien dénouer ce canevas.

Ce funeste décompte suffira-t -il au fin limier en robe de bure pour mener à bien son enquête et tenter de sauver un éventuel innocent de la vindicte populaire et du pilori?

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman.
Il est plaisant de suivre ce Cadfaël qui est sympathique, parfois drôle et toujours plein de sagesse. Bien loin de l’image austère et rigoriste des moines de cette période. Il est plus enclin à aidé la justice des hommes qu’à prêcher la justice de Dieu.
On est bien loin des intrigues ponctuées par d’incessant rebondissements et c’est tant mieux.
Il est parfois bien agréable de voir se démêler une intrigue au fil relaxant des offices.
Je compte bien poursuivre dans ma lancée et découvrir prochainement une nouvelle enquête.

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Compte-rendu du Book-Club de Mars 2013 : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc

Posté le 24 mai 2013 dans Le Book Club

Arsène Lupin contre Herkock SholmesLe thème du Book Club du mois de Mars avait pour thématique l’univers holmésien. A cet égard, nous avons pu lire Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc.

Général – Avez-vous apprécié ces deux enquêtes ? Quelle a été votre préférée et pourquoi ? L’intrigue était -elle bien ficelée ? La présence la Dame Blonde renforce-t-elle l’intrigue ?
Le jeu entre le détective et le cambrioleur a fait l’objet de discussions relativement développées de la part des participants. Certains ont apprécié que ces derniers fixent des règles (par exemple, de délais) alors que d’autres se sont dit troublés par le fait que l’auteur casse les codes du genre. Cependant, la majorité des membres ont apprécié ce jeu du chat et de la souris. Quant à un possible hommage rendu au personnage créé par Arthur Conan Doyle, beaucoup ne l’ont pas ressenti ainsi.

Il y a, également, un sentiment général d’une certaine redondance entre les deux nouvelles. Quasiment à l’unanimité, c’est la première nouvelle qui a été appréciée. Elle comporte plus de rebondissements et elle est plus intéressante. Certains ont d’ailleurs qualifié la deuxième nouvelle, La lampe juive, de « pas nécessaire », d’ »anecdotique ».

Le style et l’auteur – Il y a essentiellement des dialogues et très peu de descriptions narratives. Cela vous a-t-il plu ou, au contraire, gêné dans votre lecture ? Comment avez-vous trouvé le style de Maurice Leblanc ?

Une seule personne ne l’a pas trouvé du tout fluide. Cependant, la majorité a trouvé que le style de l’auteur était tout de même soigné, sans pour autant être pesant, lourd. Par ailleurs, les dialogues, de manière globale, n’ont pas du tout gêné la lecture des participants. Ils font progresser l’intrigue, la rendent plus vivante. Les joutes verbales entre les deux principaux personnages sont à la fois intelligentes, pleines de psychologie et amusantes. Quelques descriptions auraient, parfois, été les bienvenues afin de pouvoir s’imaginer certaines scènes.

Les personnages
Les avis sont vraiment partagés sur ce point mais le personnage d’Arsène Lupin est celui qui a été le plus apprécié. Très peu l’ont dénigré même si son côté fanfaron n’a pas toujours séduit. Beaucoup ont souligné qu’ils ont adoré, justement, le côté désinvolte et l’humour du gentleman cambrioleur. Il fait presque l’unanimité, contrairement à Herlock Sholmès.

Quelques uns ont apprécié la parodie du célèbre détective anglais. L’auteur a bien su exagérer les traits de caractère de ce dernier. En revanche, beaucoup ont été déçus par cette caricature qui ne rend pas vraiment hommage à Sherlock Holmes et au Docteur Watson qui est véritablement tourné en ridicule. Certains lecteurs ont même laissé entendre que l’anglais se laissait trop mener par Lupin, qu’on ne retrouve pas assez son intelligence exceptionnelle.

Le duel a aussi été apprécié par la majorité des participants. Il a été qualifié de ludique, amusant, plein d’intelligence. Pour beaucoup, d’ailleurs, il s’agit de l’intérêt principal du roman.

Ecrit par Avalon

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