L'ancêtre

de Juan José Saer (1987)

Synopsis

Moyenne

17.7

6 votes

TRES BON

Le roman est inspiré d’une histoire réelle. En 1515, un corps expéditionnaire de trois navires quitte l’Espagne en direction du Rio de la Plata, vaste estuaire à la conjonction des fleuves Parana et Uruguay. Mais, à peine débarqués à terre, le capitaine et les quelques hommes qui l’accompagnent sont massacrés par des Indiens. Un seul en réchappe, le mousse : fait prisonnier, accueilli dans la tribu de ses assaillants, il n’est rendu à son monde que dix ans plus tard, à l’occasion d’une autre expédition naviguant dans ces eaux. De ce fait historique Juan José tire une fable universelle qui interroge le sens des destinées humaines et le pouvoir du langage. Arrivé à la fin de sa vie, devenu un vieil homme, le mousse se souvient comment, soixante ans plus tôt, il a été amené pendant toutes ces années à partager l’existence d’une tribu d’hommes anthropophages au point de bouleverser sa vision du monde... La première édition de ce livre a été menée par Flammarion en 1987.

2 éditions pour ce livre

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2018 Editions Le Tripode

Française Langue française | Traduit par Laure Bataillon | 180 pages | ISBN : 9782370551474

2014 Editions Le Tripode (Météores)

Française Langue française | 185 pages | Sortie : 13 Mars 2014

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2 chroniques de blogueurs

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2 commentaires

  • viduite Le 16 Mars 2018 à 09:21
    Roman d’exception que ce voyage spéculatif dans les lieux premiers, chez une tribu plus nominaliste que primitive. À travers ce faux récit d’une séquestration d’un conquistador, L’ancêtre transporte et transmue une réflexion sur l’incertitude de l’humain, les variations de la vérité, de la mémoire et du récit. Juan José Saer, immense écrivain nous embarque dans sa prose piégeuse.
  • enirehtac Le 26 Janvier 2019 à 10:18
    Une pépite absolue, autant pour l’immense beauté de la langue et donc de la traduction, que pour la réflexion sur l’humain, l’ethique, la relativisation des culture, la capacité à entrer en lien avec ceux qu’on disait « sauvages » et qui s’averent Parfois plus humains que ceux qu’on disait humain. C’est aussi une réflexion sur le langage des rites, des corps, sur la cyclicite du monde . Magistral

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