Le Ciel à bout portant

de Jorge Franco (2020)

Synopsis

Moyenne

16.5

4 votes

BON

Si une des grandes questions de la littérature est comment “tuer” le père, que faire quand son propre père a été le bras droit de l’un des plus grands assassins du pays ?

Larry arrive à Medellín douze ans après la disparition de son père, un mafieux proche de Pablo Escobar.

À son arrivée, ce n’est pas sa mère, l’ex-Miss Medellín, qui l’attend, mais Pedro, son ami d’enfance, qui vient le chercher pour le plonger dans l’Alborada, une fête populaire de pétards, de feux d’artifice et d’alcool où tous perdent la tête.

Larry retrouve son passé familial et une ville encore marquée par l’époque la plus sombre de l’histoire du pays. Il ne pense qu’à fuir son enfance étrange liée au monde de la drogue. Mais il cherche aussi une jeune fille en pleurs rencontrée dans l’avion et dont il est tombé amoureux.

Entrecroisant des plans différents, Jorge Franco, étonnant de maîtrise narrative, fait le portrait de la génération des enfants du narcotrafic, qui sont de fait les victimes de leurs pères, et nous interroge sur l’importance de la mémoire pour que l’histoire ne se répète pas.

Une construction impeccable et des personnages ambigus et captivants : un roman qui ne vous laisse aucune trêve et qu’on dévore, fasciné.

Titre original : El cielo a tiros (2018)

1 édition pour ce livre

2020 Editions Métailié

Française Langue française | Traduit par René Solis | 380 pages | Sortie : 16 Janvier 2020 | ISBN : 9791022609906

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3 chroniques de blogueurs

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1 commentaire

  • belette2911 Le 11 Mai 2021 à 18:25
    Sans en faire trop, l’auteur nous immerge totalement en Colombie, grâce à ses personnages travaillés qui seront nos guides dans le présent et le passé et qui, au travers de leur récit, tenterons de nous expliquer ce qu’est la ville de Medellín et ses habitants. Tragique, mais poétique, car l’écriture, sans être excessive, était d’une justesse que j’ai appréciée.

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