Koba

de Robert Littell (2019)

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Le jeune Léon est à la fois intellectuellement précoce et d'une candeur désarmante ; ses rencontres avec un péremptoire vieillard dont il ignore l'identité seront surprenantes et instructives pour l'un comme pour l'autre. La Maison du quai est un vaste immeuble à Moscou, où logent des fonctionnaires, des apparatchiks soviétiques, ainsi que le jeune Léon Rozental.
Après la mort de son père, physicien nucléaire, dans un accident de laboratoire, et l'arrestation de sa mère pendant la purge stalinienne des médecins juifs, Léon et d'autres enfants se cachent du NKVD dans les pièces secrètes du bâtiment. Lors d'une expédition souterraine, il découvre un passage menant à une immense salle de bal désaffectée. Il y rencontre Koba, un vieil homme peu avenant dont l'appartement est protégé par plusieurs gardiens jouant aux échecs.
Koba est un officier soviétique haut placé, plus important encore que Léon ne peut l'imaginer, et qui connaît de façon troublante les pensées et machinations du camarade Staline... Dans ces conciliabules entre un jeune garçon naïf et un tyran paranoïaque, Robert Littell fait un portrait ambigu du dictateur soviétique, montrant son côté humain et en même temps une inconscience totale par rapport aux souffrances qu'il a infligées au peuple russe des décennies durant.
Le charme et la spontanéité du jeune Léon en font un personnage irrésistible — et qui n'est pas sans rappeler Holden Caulfield, à qui il avoue s'identifier — pris dans la toile d'araignée du récit tissé par cette figure énigmatique.

Titre original : Koba (2018)

1 édition pour ce livre

2019 Editions BakerStreet

Française Langue française | Traduit par Martine Leroy-Battistelli | 266 pages | Sortie : 14 mai 2019 | ISBN : 9791097491239

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1 chronique de blogueurs

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1 commentaire

  • joyeux-drille Le 05 Août 2019 à 20:28
    L'improbable rencontre, presque théâtrale, d'un enfant et d'un tyran. Littell joue sur la candeur de son narrateur et sur l'apparence usée de Staline pour asseoir le quiproquo. La fraîcheur, la franchise de Léon amusent le vieillard, dont le romancier trace un portrait atypique. Celle d'un mort en sursis, nostalgique de son enfance perdue qu'il retrouve en Léon. Personne n'est innocent, vraiment ?

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