L'antiquaire

de Henri Bosco (1954)

Synopsis

Moyenne

-

0 vote

-

L’aventure d’Alexandre Baroudiel nait et se développe dramatiquement en des lieux divers: Marseille, une petite ville de Provence, l’Afrique, le désert. L’âme a plus d’un côté: il faut pour l’éclairer des prises de vues différentes. Si l’on veut en tirer quelques secrets, personnages et événements doivent changer. De là ce déplacement dans l’espace d’une aventure , qui garde cependant partout son unité: le héros Baroudiel. Le drame où il est engagé, c’est celui de sa propre connaissance. Il y entre fatalement, parce que sa faculté éminente, c’est l’aptitude à connaître toutes choses. Et il en abuse. Or le mal vient de cet abus. Pour s’en défendre, Baroudiel tombe volontairement dans l’abus contraire. L’une et l’autre expérience ne peuvent que le conduire à une impasse et au désespoir. Incapable de remonter jusqu’au chemin des crêtes où se composent les contradictions où nous tentons normalement de vivre, il cherche un refuge. Il n'en reste qu’un. Il s’y retire et y disparaît, du moins aux yeux de ce monde… Son drame est donc celui de l’équilibre. L'âme est toujours instable entre le mental pur et l’irrationnel . Elle passe d’un excès à l’autre. Excès de pensée qui la réduit à la sécheresse et au désespoir, excès d’irrationnel qui la fond aux forces aveugles du monde et l’anéantit. A trop de conscience claire répond l’inconscience noire. A la lucidité extrême, la cécité de l’être. Mais n’existe-t'il pas une autre voie ? C’est ce que croit finalement Baroudiel. Et il y entre. Réaliser, c’est l’unique moyen de connaître. Mais ici, il ne s’agit plus d’expérience. Il s’agit, dès le seuil, d’un don de soi entier et définitif. Nouveau drame, dont il ne sera rien dit parce que là commence le mystère incommunicable. Tel ce récit. Le problème posé ne s’y développe pas par la seule analyse abstraite des états de l'âme . Ce sont des événements nombreux, matériels, des conflits tragiques, des tableaux , qui traduisent sans cesse la pensée et les sentiments douloureux sur lesquels repose une action dont il n’est pas un personnage qui ne soit agité d’une passion violente. On y vit avec véhémence, on y frappe, on y meurt.

1 édition pour ce livre

1954 Editions Folio

Française Langue française | 539 pages

D'autres livres dans ce genre

Aucune chronique pour ce livre

En vous inscrivant à Livraddict, vous pourrez partager vos chroniques de blog dans cette zone ! M'inscrire !

0 commentaire

En vous inscrivant à Livraddict, vous pourrez commenter ce livre. M'inscrire !