Oeuvres complètes, tome 2 : Romans

Synopsis

Moyenne

18.0

1 vote

TRES BON

Tout à la fois greffier et visionnaire, Bukowski possède sur Baudelaire et Kafka, auxquels le rattache sa haine du père, un avantage déterminant lié à sa condition de gagne-petit. Il est du peuple, celui-là même que Baudelaire idéalisa quelques jours en 1848 et dont Kafka aurait aimé être compris. Pour avoir été mis dans l'obligation de se vendre à qui était en mesure de l'acheter, et pour ne l'avoir pas supporté, Bukowski échappe à son sort en se débarrassant de ses inhibitions.
Mais, une fois à pied d'oeuvre, ni il ne glose sur le génie salvateur du conditionnel ni il n'enrobe son inspiration du vernis de la vertu.
Quitte à se rallier à un drapeau, Bukowski ne se laisse pas intimider par la honte, et c'est, publiquement, qu'il choisit de se déclarer obsédé par la peur. S'avouer tel qu'on est, refuser de porter un masque, suscite le respect dans le monde des vrais durs - et, autant que le prolétaire en rupture de contrat, l'écrivain en guerre contre sa personne en fait partie.
Accessoirement, une telle réputation, pour peu qu'elle ne se relâche pas, sauve de l'aphasie baudelairienne et du sanatorium kafkaïen.»
Gérard Guégan (4ème de couverture).

1 édition pour ce livre

2005 Editions Grasset (Les Cahiers Rouges)

Française Langue française | 1074 pages

Aucune chronique pour ce livre

En vous inscrivant à Livraddict, vous pourrez partager vos chroniques de blog dans cette zone ! M'inscrire !

0 commentaire

En vous inscrivant à Livraddict, vous pourrez commenter ce livre. M'inscrire !