Même les orties fleurissent

de Harry Martinson (1978)

Synopsis

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C'était comme si Martin avait eu dans les yeux de la poussière de foin. Il ne pouvait rien voir si les autres ne lui montraient pas qu'eux aussi voyaient. Une seule parole que Wilhelm lui aurait adressée en propre eût suffi, mais cette conversation particulière, ce tutoiement portant sur de petites choses - par exemple " comment vas-tu aujourd'hui ? " ou " qu'est-ce que tu dis, toi, de l'anémone, pourquoi pas des raves de l'espèce bortfelder? " -, ces petites choses ne furent pas prononcées. Ce n'était pas dans le caractère de Wilhelm. Il était honnête et correct, il ne tenait pas compte des petites choses ni des excessivement grandes, il tenait compte d'ares et de journées, d'ordre et de nécessité pratique. Il n'y aurait rien eu de surprenant d'apprendre qu'il avait exactement cinq mille mètres carrés d'honnêteté et trois ares et demi de foi. Il avait un mètre avec lequel mesurer son père, une mesure d'un pied avec laquelle mesurer ses sueurs, un centimètre pour les valets, un pouce pour les servantes et, avec un millimètre, il mesurait les pupilles de la commune.

Titre original : Nässlorna blomma (1935)

1 édition pour ce livre

2001 Editions Agone

Française Langue française | Traduit par C.G. Bjurström et Jean Queval | 297 pages | ISBN : 2910846644

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